35 heures à l’AP-HP : les personnels grévistes réclament un médiateur à l’Élysée

Par Anne Bayle-Iniguez
Publié le 18/09/2015
- Mis à jour le 12/07/2019

Crédit photo : AFP

Les représentants des personnels de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), en grève pour la 5e fois ce jeudi contre le projet de réorganisation du temps de travail, réclame désormais à François Hollande la nomination d’un médiateur, constatant qu’il n’y a « plus aucun dialogue social » avec Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP.

« Nous avons réclamé au cabinet de François Hollande un médiateur car nous n’en pouvons plus de cette situation, explique Rose-May Rousseau, secrétaire générale de l’USAP-CGT. Nous ne voulons plus rien avoir affaire avec Martin Hirsch ni avec la ministre Marisol Touraine, qui le soutient. La question du temps de travail à l’hôpital est un enjeu national. C’est la raison pour laquelle nous nous adressons à l’Élysée. »

Pour l’instant, l’intersyndicale (CGT, SUD, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC et Unsa) n’a obtenu aucune réponse à sa requête.

8,66 % de grévistes ce jeudi

L’intersyndicale réclame la suspension de la réforme de Martin Hirsch « au moins » jusqu’à la remise des conclusions de la mission de Philippe Laurent (président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale) sur le temps de travail des fonctionnaires, attendues au plus tôt en février 2016.

Jeudi, près de 1 500 personnes (800 selon la police) se sont rassemblées ce jeudi devant le siège de l’AP-HP. La direction de l’établissement a recensé de son côté 8,66 % de grévistes à la mi-journée, soit quatre fois moins (34 %) que lors de la première journée de grève, au printemps dernier.

Martin Hirsch a lancé en mai une négociation sur l’application des 35 heures pour les 75 000 agents (hors médecins) des 39 établissements de l’AP-HP, une refonte qui doit permettre selon lui d’économiser plus de 20 millions d’euros et de préserver 4 000 emplois par an.

Vent debout depuis cinq mois contre ce projet de réforme, les personnels souhaitent le maintien des journées de RTT et de repos (dont la fête des mères) et réclament 10 000 embauches supplémentaires.

A. B.-I. (avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr