12 500 praticiens se sont engagés à modérer leurs dépassements avec les OPTAM

Par Marie Foult
Publié le 29/08/2017
- Mis à jour le 29/08/2017
Dépassements

Dépassements
Crédit photo : S. Toubon

Les nouvelles options de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM) semblent davantage séduire les médecins libéraux que le contrat d'accès aux soins (CAS). D'après les chiffres de l'Assurance-maladie arrêtés au début du mois d'août, le dispositif mis en place dans la dernière convention comptait exactement 12 522 adhérents, soit 2 820 professionnels de plus que le CAS au moment de sa fermeture. Au plus fort, le CAS avait compté plus de 11 500 signataires.

36 % des praticiens en secteur II signataires 

Parmi ces praticiens engagés dans les OPTAM (la première est réservée aux chirurgiens et obstétriciens, la seconde aux autres spécialistes), 9 387 étaient installés en secteur II (dont près de 2 000 chirurgiens et obstétriciens). 70 % des médecins à honoraires libres signataires d'une OPTAM étaient déjà adhérents du CAS. Selon l'assurance-maladie, ce sont au total 36 % des praticiens à tarifs libres éligibles aux deux options qui ont adhéré à une OPTAM. 

Les options ont également permis à un peu plus de 3 000 médecins de secteur I titrés (anciens chefs de clinique) de bénéficier d'un espace de liberté tarifaire grâce à l'OPTAM. 

La campagne de recrutement lancée mi-mars a notamment permis d'enregistrer 1 161 nouvelles adhésions. Les partenaires conventionnels veulent voir dans ce résultat la conséquence de l'assouplissement des modalités d'entrée et de sortie de ces contrats.

Les médecins peuvent notamment en sortir tous les ans, au lieu de trois ans auparavant, et la contrepartie financière est versée au début de chaque année, selon l'activité réalisée. Pour les chirurgiens et les obstétriciens inscrits à l'OPTAM-CO, qui leur est spécifique, la prime se fait même à l'acte.

« Progression intéressante »

L'Assurance-maladie précise que de nouveaux chiffres sur le nombre de praticiens qui basculent du CAS vers l'OPTAM seront arrêtés à la mi-octobre, la montée en charge du dispositif se terminant à la fin du mois de septembre. « Les délégués continuent la campagne d'information auprès des médecins, afin de leur expliquer les options contractuelles », précise la CNAM, qui estime « intéressante » la progression du nombre de professionnels engagés dans les OPTAM.

Les syndicats ont de leur côté pris pleinement part à leur mise en place. « Si dans le concept, le principe est le même que le CAS, les ajustements techniques de cette option tarifaire – engagement annuel, prime versée au lieu d'une baisse des cotisations – vont dans le bon sens, analyse le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, qui salue cette mesure même s'il n'a pas signé la convention. Le seul problème reste qu'il n'est pas ouvert à tous les médecins. »

Plus grande souplesse

Le Dr Bertrand de Rochambeau, coprésident du BLOC, voit dans l'adhésion des médecins de secteur II à l'OPTAM-CO des signaux « positifs ». « En plus d'une plus grande souplesse, les patients sont pris en charge et mieux remboursés avec les contrats responsables, et les médecins qui s’engagent dans l’OPTAM-CO voient leurs tarifs progresser, via l’augmentation du coefficient K qui passe de 11,5 à 20 % et sont aidés pour leur prime d'assurance par l'Assurance-maladie », indique le Dr de Rochambeau. Le coprésident du BLOC estime même que des marges de progression seront encore « possibles » après le mois d'octobre.


Source : lequotidiendumedecin.fr