Accueillir et soigner des étrangers

L'interprète, un tiers qui vous veut du bien  Abonné

Par
Coline Garré -
Publié le 17/12/2019
Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky est anthropologue et psychologue clinicienne (1) dans la consultation de psychotraumatologie de l'hôpital Avicenne (Bobigny). Nicolas Chambon est sociologue (2) au sein de l'hôpital Le Vinatier à Lyon. Ils interpellent sur l'importance éthique de l'interprétariat en santé.

Crédit photo : SEBASTIEN TOUBON

LE QUOTIDIEN : En quoi la langue peut-elle être un obstacle dans l'accès aux soins ?

MARIE-CAROLINE SAGLIO-YATZIMIRSKY : Une personne qui n'a pas la langue a des réticences à aller consulter : elle craint de n'être pas comprise et ne sait pas comment accéder au système de soins. Qu'elle vienne accompagnée d'un tiers, un ami, un proche voire un enfant pour traduire, est loin d'être une solution car les questions médicales engagent l'intime. Pour le soignant comme pour le soigné, il y a des choses qui ne se disent pas devant un tiers. 

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