La Société européenne de cardiologie veut se lancer dans la santé connectée

- Mis à jour le 12/07/2019

A quelques jours de son congrès annuel, qui se tiendra à Londres du 29 août au 2 septembre, la Société européenne de cardiologie (ESC) a pris position en faveur du développement de la santé connectée en cardiologie dans un article publié dans le « European Heart Journal ».

La société savante estime que les NTIC doivent non seulement servir à améliorer le suivi des malades mais aussi l’éducation thérapeutique, la formation et la recherche. « Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont désormais un rôle central dans nos achats et nos voyages. Les patients sont souvent frustrés que la santé en bénéficie si peu », explique le Pr Martin Cowie, de l’Imperial College de Londres, premier auteur de l’article. « En 2017, plus de 3 millions de personnes dans le monde posséderont un smartphone et la moitié d’entre elles utiliseront des applications en rapport avec la santé, poursuit-il, mais il n’existe pas d’approche globale de la part des organismes médicaux, visant à guider les utilisateurs et assurer la pertinence et la qualité du service rendu par ces applications. »

Un débat de société

L’ESC entend jouer un rôle moteur dans ce domaine, via un plan d’action détaillé sa revue. Elle compte faciliter l’implantation de la santé connectée, former ses membres à « l’utilisation appropriée de ces applications ». Cela implique notamment l’intervention de l’ESC sur des questions de société autour de la sécurité des données personnelles de santé, ainsi que sa collaboration avec les organismes de régulation chargés d’autoriser la mise sur le marché de NTIC appliquées à la santé. L’ESC compte aussi participer activement aux processus de contrôle de la qualité et de mise en place de bancs d’essai.

Enfin, la société savante affirme vouloir financer la recherche et le développement de nouvelles technologies et d’applications spécifiquement destinées au domaine de la cardiologie.