Chlordécone dans l'eau du robinet : le Procureur de Guadeloupe se saisit de l'affaire
Brève

Chlordécone dans l'eau du robinet : le Procureur de Guadeloupe se saisit de l'affaire

Coline Garré
| 11.06.2018

Le procureur de Basse-Terre s'est saisi de l'affaire de pollution à la chlordécone, insecticide cancérogène et perturbateur endocrinien, dans l'eau du robinet des habitants de la commune de Gourbeyre, en Guadeloupe.

Des résidus de chlordécone ont été retrouvés dans les analyses de l'eau du robinet, entre le 16 avril et le 27 mai, selon la chaîne télévisée locale Guadeloupe 1re. Cette contamination pourrait venir de filtres à charbon trop vieux sur le réseau de la distribution, et dont le changement relevait de la compétence de la Communauté d'agglomération du grand sud Caraïbes (CAGSC). Cette dernière n'aurait averti la population, par voie de communiqué que début mai, alors qu'elle aurait été informée par l'Agence régionale de santé (ARS) dès le 16 avril.

Le procureur a demandé à l'ARS « des précisions », selon le quotidien local « France Antilles ».

La collectivité s'est voulue rassurante, indiquant dans un communiqué « qu'en aucun cas, depuis le 16 avril, l'ARS n'a mis en évidence un risque quelconque d'empoisonnement et fourni une information en ce sens. Si ce risque existait, ce service public d'État, chargé du contrôle sanitaire, aurait pris des dispositions réglementaires pour permettre une information de la population concernée par ce dépassement de la limite de qualité de chlordécone. » La Collectivité a néanmoins reconnu un déficit de communication. La CAGSC a informé que le charbon actif dans le système de traitement des eaux a été changé le 28 mai.

La collectivité procède à de la distribution d'eau en bouteille, et assure que « l'eau distribuée sur le réseau public ne présente pas de risque au plan sanitaire, mais qu'il existe une restriction d'usage pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans ».

La chlordécone a été utilisée aux Antilles de 1972 à 1993 pour lutter contre le charançon du bananier. Interdite en France en 1990, mais utilisée jusqu'en 1993 par dérogation aux Antilles, elle est, depuis, toujours présente dans les sols et peut se retrouver dans certaines denrées d'origine végétale ou animale, et certains captages d'eau.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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