Interrompre ponctuellement un traitement contre le VIH n'augmente pas la quantité de virus dans les cellules réservoirs

Interrompre ponctuellement un traitement contre le VIH n'augmente pas la quantité de virus dans les cellules réservoirs

Damien Coulomb
| 12.01.2018
  • vih

    Interrompre ponctuellement un traitement contre le VIH n'augmente pas la quantité de virus dans les cellule...

Il est possible d'interrompre, pendant de courtes périodes de temps, le traitement antirétroviral d'un patient infecté par le VIH lors d'essais cliniques sous contrôle médical sans augmenter la quantité de virus présents dans les cellules réservoirs. C'est ce qui ressort des travaux du laboratoire d'immunorégulation de l'Institut national d'allergie et des maladies infectieuses (NIAID) de Bethesda.

Au cours d'une étude dont ils viennent de publier les résultats dans « Plos Pathogen », l'équipe conduite par le Dr Katherine Clarridge a recruté 10 volontaires infectés par le VIH ayant interrompu leur traitement lors d'un essai sur un anticorps neutralisant à large spectre (bNAbs). Chez ces 10 patients, les chercheurs ont observé un rebond de la virémie, après une période allant de 22 à 115 jours sans traitement.

Une augmentation transitoire des réservoirs

Parallèlement à l'augmentation de la charge virale, les chercheurs observaient une hausse rapide du nombre de cellules sanguines servant de réservoirs viraux. Cependant, de nouvelles analyses menées entre 6 mois et 1 an après la reprise du traitement montrent que les réservoirs viraux finissent par retrouver un niveau similaire à celui d'avant l'interruption du traitement.

Ces résultats sont importants pour un grand nombre de scientifiques qui cherchent activement des moyens de permettre au patient de contrôler l'infection sans traitement, pendant des durées plus ou moins longues. Ces scientifiques tentent notamment de mettre au point des vaccins thérapeutiques qui empêchent le rebond de la virémie une fois le traitement arrêté. Leurs travaux nécessitent l'arrêt des thérapies antirétrovirales. Les nouveaux résultats de l'équipe de Bethesda montrent que ces interruptions sont sans conséquences sur les réservoirs viraux.

Les chercheurs du NIAD mènent en ce moment d'autres travaux, impliquant cette fois des patients ayant connu une interruption plus longue de leur traitement.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

A la une

add
ev lead
Focus

À l'hôpital comme en ville Abonné

Au cœur des transformations du monde hospitalier comme des modes d’exercice libéral, impacté par les nouvelles technologies, les contraintes démographiques et les évolutions générationnelles, le temps médical est devenu un enjeu majeur. Le "Quotidien" a enquêté auprès des associations régionales, de l’Ordre des médecins, des URPS et de l’Observatoire de la Qualité de vie au travail. Tous les... 7

L'heure du coucher, un marqueur de bonne santé cardiovasculaire

coucher

Le travail à des horaires atypiques, travail de nuit ou travail posté, est associé à des risques avérés pour la santé, notamment... Commenter

Violences obstétricales : les recos de l'Académie face aux « pratiques humainement défaillantes »

violence obstetricale

Améliorer la formation des soignants quant à l'autonomie des femmes enceintes ou optimiser la prise en charge de la douleur en obstétrique…... 1

Des cellules souches osseuses découvertes chez l'homme

Os obtenu à partir de cellules souches osseuses

Ils les avaient dénichées chez le rongeur en 2015. Michael Longaker et son équipe de l’université Stanford viennent de découvrir, chez... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter