Le LEEM s'alarme auprès de Touraine du possible retrait d'anticancéreux de la liste en sus

Le LEEM s'alarme auprès de Touraine du possible retrait d'anticancéreux de la liste en sus

Sophie Martos
| 11.03.2016
  • oncologue

    Le LEEM s'alarme auprès de Touraine du possible retrait d'anticancéreux de la liste en sus

Les entreprises du médicament (LEEM) ont interpellé Marisol Touraine sur un projet de décret prévoyant de restreindre les critères d’admission de médicaments de la liste en sus utilisés à l'hôpital.

Dans une lettre adressée à la ministre de la Santé, datée du 26 février, que s'est procuré l« le Quotidien », le Dr Patrick Errard, patron du LEEM, redoute que ce décret mène à « des situations critiques de perte de chance pour les patients, ainsi qu’à une potentielle inégalité d’accès aux soins ». Le président du LEEM invite la ministre à réfléchir à d'autres solutions.

Ces médicaments participent à la qualité de vie des patients

Selon la dernière version du décret dont le LEEM a eu connaissance, le ministère de la Santé prévoit de sortir les traitements dont l’amélioration du service médical rendu (ASMR) est de niveau IV ou V (niveau mineur ou absence de progrès) de la liste en sus. Souvent indiqués dans le traitement des cancers, ces produits ne sont actuellement pas inclus dans le forfait de soins des établissements et sont entièrement pris en charge par l’Assurance-maladie. Même s’ils ne permettent pas d’allonger « significativement la survie du patient », ils participent à l’amélioration de la qualité de vie des malades et proches, rappelle l’industrie pharmaceutique.

Le Dr Patrick Errard estime aussi que le texte pose des questions autour des notions « d'intérêt de santé publique » et de « comparateurs cliniquement pertinents ».

Le LEEM ne nie pas « la légitimité à réguler économiquement la liste en sus » mais il estime que l'approche doit tenir compte « de façon exclusive l'intérêt des patients ».

Plus tôt en février, le CISS, plusieurs oncologues et des sociétés savantes avaient tiré la sonnette d'alarme sur les conséquences financières et sanitaires de ce futur décret, qui a été transmis au Conseil d'État courant février.

Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
Doc73 Médecin ou Interne 13.03.2016 à 10h37

« 4 décideurs : 1: ANSM (agence nationale sécurité médicament) qui donne AMM. 2. HAS qui donne l'ASMR (amélioration du service médical rendu). 3. INCA qui donne les recommandations d'utilisation, les Lire la suite

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