En France, toutes les heures, 25 femmes sont victimes de violences infligées par leur conjoint. 121 d'entre elles sont mortes sous les coups de leur partenaire depuis le 1er janvier 2019. Longtemps tabou, ce sujet de société est jusqu'au 25 novembre au cœur de débats organisés dans tout l'Hexagone dans le cadre du premier Grenelle contre les violences conjugales lancé par le gouvernement. Face à ce fléau, l'un des enjeux est de libérer la parole des femmes. Et les généralistes ont un rôle majeur à jouer. La HAS vient de publier ses premières recommandations (lire p. 12) à destination des soignants pour les aider à repérer et à accompagner les femmes violentées. Sur le terrain, des solutions d’accompagnement se développent. La Maison des femmes de Saint-Denis, ouverte il y a trois ans, offre une prise en charge globale et fait figure de pionnière et de modèle. Cette structure fondée par la gynécologue Ghada Hatem a accepté de nous recevoir. Reportage.
Avec ses facades couleurs rose vif, jaune, vert, bleu et ses grandes arches en bois, la Maison des femmes de Saint-Denis (93) est facile à repérer. Coincée entre des barres d’immeubles et le centre hospitalier Delafontaine, elle apporte un peu de gaîté dans le paysage urbain… et un lieu d’accueil salutaire pour les femmes qui en passent la porte. Une fois le seuil franchi, l’impression de chaleur reste dans ce bâtiment flambant neuf à l’architecture moderne. Perchée sur la loge d’accueil fuchsia, une sculpture colorée de Niki de Saint Phalle côtoie les dessins d’enfants accrochés au mur. Des…Dossier
Violences conjugales
Une journée à la Maison des femmes de Saint-Denis
Par Amandine Le Blanc - Publié le 18/10/2019
Maison Femmes
Amandine Le Blanc
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