Pas bénéfique et même peut-être délétère

Pneumopathie : le traitement probabiliste anti-SARM, une fausse bonne idée  Abonné

Par
Pascale Solere -
Publié le 30/03/2020

Dans une étude rétrospective de cohorte chez des vétérans, aucun bénéfice n’est associé au traitement des pneumonies par un traitement anti-SARM probabiliste. La mortalité à 30 jours n’est pas réduite, même chez les sujets à risque et l’on a plus d’infections secondaires à germes difficiles. Exit donc la prescription probabiliste d’anti-SARM.

phanie

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Crédit photo : NIAID-NIH/PHANIE

Les patients hospitalisés pour suspicion de pneumopathie sont souvent surtraités. Le phénomène s’est amplifié Outre Atlantique depuis les recommandations américaines datant de 2005 et l’émergence dans la communauté de germes résistants dont les staphylocoques résistants à la méthicilline (SARM) et les Pseudomonas aeruginosa. Résultat aujourd’hui bien qu’un germe résistant ait été identifié chez moins de 5 % des patients hospitalisés pour pneumonie, plus d’un tiers reçoivent une antibiothérapie à large spectre aux États-Unis.

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