Mieux comprendre les effets de la pollution

De la suie jusqu'à la face fœtale du placenta

Par
Pascale Solere -
Publié le 22/10/2019

La barrière placentaire a fait long feu. Une étude belge sur des placentas (1) vient de trouver de la pollution au carbone suie, et ce dès la 12 e semaine de grossesse, côté fœtal. Ce qui expliquerait les conséquences délétères de la pollution, au-delà de ses effets pro-inflammatoires chez la mère.

Crédit photo : Phanie

Une étude menée en Belgique et publiée dans Nature Communications (1) lance un pavé dans la mare. Elle montre que le placenta n'échappe pas à la pollution ambiante. Des traces de carbone suie ont été retrouvées après l'accouchement dans les placentas de femmes non fumeuses. Reste à savoir si ces particules, qui s'accumulent du côté fœtal du placenta, ont des conséquences sur la santé du fœtus. Cela, alors qu'il a déjà été largement montré que la pollution de l'air modifie le poids de naissance (hypotrophie) et favorise la prématurité, sans que l'on sache exactement comment.

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