Singapour, premier pays du monde à interdire les publicités pour les boissons sucrées

Par
Damien Coulomb -
Publié le 15/10/2019

Crédit photo : AFP

Dans la lignée de sa politique de « guerre contre le diabète », le gouvernement de la cité-État de Singapour va devenir le premier pays au monde à interdire la publicité pour les boissons sucrées et/ou jugées mauvaises pour la santé. Le ministre de la Santé, Eding Tong en a fait l'annonce à l'occasion d'une conférence de presse qui s'est tenue jeudi dernier, au cours de laquelle il a précisé que cette interdiction s'appliquerait aux boissons « les moins bonnes pour la santé », sans préciser le critère de choix retenu par les autorités, bien que le ministre ait évoqué pêle-mêle, les boissons sucrées, les jus de fruit, les yaourts à boire et les cafés instantanés.

Cette décision est le résultat d'une « consultation publique ». Sur les 4 000 personnes répondues, 70 % ont apporté leur soutien à une mesure de durcissement concernant la publicité des boissons sucrées. L'interdiction concernera tout type de supports publicitaire affichages, médias papier, radio et publicité en ligne. Le ministère de la Santé de Singapour a de plus annoncé de nouvelles obligations réglementaires en matière de packaging : un logo nutritionnel coloré, collé sur la face avant des emballages indiquant les qualités nutritionnelles et le contenu en sucre.

Des mesures plus drastiques en vue

D'autres mesures sont également à l'étude : rendre la pratique d'une activité physique obligatoire, voire bannir purement à simplement les boissons à haute teneur en sucre. « Nous allons étudier ces mesures avec beaucoup de prudence, a expliqué à la presse Eding Tong, nous voulons des mesures qui soient soutenables sur le long terme et qui ne modèlent pas simplement le marché, mais les comportements. »

La ville de Singapour fait face à un vieillissement de sa population qui se double d'une augmentation de la prévalence du diabète et d'obésité. Près d'un adulte sur sept souffre d'un diabète selon les données de 2017.


Source : lequotidiendumedecin.fr