Sida, tuberculose et paludisme : Angela Merkel met un milliard sur la table pour alimenter le fonds mondial

Par
Damien Coulomb -
Publié le 26/08/2019

Crédit photo : AFP

En marge de la réunion du G7 qui s'est tenue à Biarritz, la chancelière allemande Angela Merkel s'est engagée à verser 1 milliard d'euros, sur une période de 3 ans (2020 à 2022), au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Cette annonce correspond à une augmentation de 25 %, comparée aux 800 millions d’euros annoncés par l’Allemagne en 2016 pour les années 2017-2019.

Cet engagement allemand « répond pleinement à l’appel lancé par le président Emmanuel Macron le 21 juin pour la lutte contre les grandes pandémies », se réjouit dans un communiqué le collectif d'association « Coalition Plus », auquel appartient AIDES. Le collectif enjoint la France qui accueillera la 6e Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial les 9 et 10 octobre à Lyon, à suivre l'exemple allemand, mais aussi britannique. La France avait, en 2016, annoncé une contribution à 1,08 milliard d’euros, « étant l’unique pays du G7 à ne pas augmenter, affirme Coalition Plus. Une augmentation de 25 % en 2019 par rapport aux 1,08 milliard de 2016 correspond à 1,35 milliard d’euros, ce qui reste en deçà du montant annoncé par le Royaume-Uni pour 2020-2022, qui est de 1,4 milliard de livres ». En mai dernier, le Conseil national du sida avait également appelé la France à augmenter sa contribution.

Objectif : 14 milliards

L'objectif affiché par le fonds mondial et de lever 14 milliards d’euros. Outre le Royaume-Uni et l'Allemagne, le Luxembourg, l’Irlande, le Portugal, le Japon, la Suisse, le Canada et le Royaume-Uni ont également annoncé une augmentation de leur contribution de 5 à 50 %.

La mortalité́ liée au sida a été divisée par deux depuis 2005 et celle imputable à la tuberculose a reculé́ de 37 % depuis 2000. En ce qui concerne le volet du paludisme, le taux de mortalité a chuté de 60 % depuis 2000. Un succès menacé par la stagnation de financements et la résistance aux médicaments et aux insecticides.


Source : lequotidiendumedecin.fr