Des chercheurs de l’université de Guelph (Canada) ont développé des « selles synthétiques » pour la lutte contre Clostridium difficile. La transplantation de selles (« bactériothérapie fécale ») est tentée pour lutter contre les infections par cette bactérie, productrice de toxine, qui peut venir en surpopulation au niveau du côlon, après un traitement antibiotique ayant détruit la flore commensale. C. difficile est à l’origine de divers problèmes digestifs, dont des diarrhées sévères. Il y a des épidémies en unités de soins intensifs à l’hôpital. Peu de traitements se sont révélés efficaces pour les formes récidivantes, jusqu’à l’essai de la matière fécale humaine de sujets sains, qui permet de recoloniser par une flore saine.
Mais ce traitement est limité par le manque d’acceptation des receveurs potentiels. D’où une synthèse en laboratoire. E. Petrof et coll. ont baptisé leur « super-probiotique » RePOOPulate, un jeu de mots entre poop (selle) et repeupler. Ils l’ont colonisé avec des isolats sélectionnés de 30 différentes souches. Le mélange a été administré à deux patients non répondeurs à des traitements ciblant C. difficile. Après administration de la selle synthétique, leurs symptômes ont disparu dans les trois jours. Ils étaient encore négatifs pour C. difficile six mois après.
Canadian Digestive Diseases Week, 2012.
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