Nouvelles infections Covid-19 en Chine : 80 % des cas seraient asymptomatiques d'après  un instantané sur 24 heures

Par
Charlène Catalifaud -
Publié le 09/04/2020

Crédit photo : Phanie

Une publication du « BMJ » rapporte que 78 % des cas d'infection au SARS-CoV-2 seraient asymptomatiques. Ce chiffre s'appuie toutefois sur une période de temps très courte : les 24 heures précédant l'après-midi du mercredi 1er avril. Sur les 166 nouvelles infections identifiées, 130 étaient asymptomatiques selon la Commission nationale de la santé chinoise.

Ces chiffres ont de quoi interroger. Dans un rapport datant de février sur l'épidémie en Chine, l'OMS suggérait que « la proportion d'infections réellement asymptomatiques n'était pas claire mais semblait être relativement rare et ne paraissait pas être un facteur majeur de transmission ».

Pour Michael Day, l'auteur de l'article, la réalité pourrait être sensiblement autre. « De nombreux experts estiment que les cas d'infection à coronavirus asymptomatiques et non identifiés pourraient être une source importante de contagion », écrit-il.

La plupart des cas symptomatiques venaient de l'étranger, la Chine testant systématiquement les personnes arrivant en Chine pour réduire le risque d'une nouvelle vague d'infections.

Espoir de juguler une deuxième vague avec la quarantaine

D'après le « BMJ », les autorités chinoises publient des chiffres sur les cas asymptomatiques depuis le 1er avril. Au 5 avril, la Commission nationale de la santé chinoise rapporte notamment 78 nouveaux cas asymptomatiques (dont 40 cas importés), et indiquent qu'au total, 1 047 cas asymptomatiques (dont 275 cas importés) sont toujours sous observation médicale. Seule l'accumulation des données permettra de confirmer ou non la prédominance des cas asymptomatiques.

Selon un conseiller médical du gouvernement chinois, Yan Zhong Nanshan, les infections asymptomatiques ne provoqueront pas une autre épidémie majeure de Covid-19 si les personnes sont maintenues en quarantaine, rapporte le « BMJ ».

Cité par Michael Day, Tom Jefferson, épidémiologiste et chercheur honoraire au Centre for Evidence-Based Medicine de l'Université d'Oxford, estime qu'il est fortement probable que le virus ait beaucoup plus circulé qu'on ne le pense.


Source : lequotidiendumedecin.fr