Le Pr Joyeux radié par l'Ordre des médecins du Languedoc-Roussillon

Publié le 11/07/2016
- Mis à jour le 11/07/2016

La chambre disciplinaire de première instance du Conseil de l'Ordre du Languedoc-Roussillon s'est prononcée vendredi pour la radiation du Pr Henri Joyeux, un peu plus d'un mois après l'avoir entendu.

La décision devrait prendre effet le 1er décembre prochain, selon l'Agence de presse médicale (APM). La procédure a été lancée en juin dernier par le Conseil national de l'Ordre des médecins qui s'alarmait de la mise en ligne par le cancérologue montpelliérain d'une pétition à l'attention de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, mettant en garde sur la présence « d'aluminium et de formaldéhyde, deux substances dangereuses voire très dangereuses pour l'humain et en particulier le nourrisson », dans le vaccin hexavalent DTPolio-Hib-Coqueluche-Hépatite B.

Depuis septembre 2014, d'après Henri Joyeux, le recours à ce vaccin serait généralisé car « la situation s'est encore aggravée avec une pénurie généralisée de vaccins tétravalents (DTpolio-Coqueluche) et pentavalents (DTPolio-Hib-Coqueluche) ».

« Les propos du Pr Joyeux ne se fondent sur aucune preuve scientifique, voire alignent des contre-vérités, comme l'a rappelé l'Académie de médecine », relevait le 25 juin 2015 l'Ordre des médecins sur son compte Twitter.

Mise à Jour (12 juillet) :

Le Pr Henri Joyeux a annoncé sur RTL ce 12 juillet qu'il fera appel de la décision de radiation de l'Ordre des médecins, rendue le 8 juillet dernier par la chambre disciplinaire du conseil régional de l'Ordre des médecins du Languedoc-Roussillon. « Il est évident que je vais faire appel et l'appel est suspensif. Je continuerai à consulter, à conseiller », a-t-il expliqué au micro. « Cette décision vient directement du ministère de la Santé et du Conseil de l'Ordre national qui cherche à me faire taire, mais ils n'y arriveront pas », a-t-il commenté, répétant un argumentaire déjà usé l'été dernier.

« Je sais pertinemment ce qui m'attend (en appel à la chambre disciplinaire) du national. On verra », écrit-il encore sur son site internet.

Dr L. A.

Source : lequotidiendumedecin.fr