En République démocratique du Congo, l'épidémie Ebola s'étend

Par
Damien Coulomb -
Publié le 02/01/2019
Ebola

Ebola
Crédit photo : Phanie

La vaccination a été interrompue dans des zones touchées par l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo, a indiqué le ministère de la Santé dans son dernier bulletin quotidien. L'arrêt de la campagne de vaccination dans les villes de Goma, Beni, Butembo, Katwa, Komanda et Mabalako fait suite à des « manifestations de la population », selon le ministère.

Ces rassemblements ont pour origine les protestations de la population contre le report des élections générales jeudi par la Commission électorale nationale indépendante. La vaccination avait commencé à titre préventif sur les personnels de santé à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu où aucun cas positif n'a été enregistré. « Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 53 737 personnes ont été vaccinées », indique le ministère. Le seul vaccin utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck.

13 zones concernées

Selon le dernier bulletin de l'Organisation mondiale de la santé, les manifestations organisées devant les bâtiments gouvernementaux de la ville de Beni ont perturbé le fonctionnement d'un centre de transit de patients infectés par le virus Ebola. À la date du 26 décembre 2018, 591 cas d'infections par le virus Ebola ont été confirmés, auxquels s'ajoutent 48 cas probables. On dénombre 357 décès, soit un taux de létalité de 60 %.

Depuis octobre, le nombre de nouveaux cas a diminué dans la région de Béni, l'épicentre de l'épidémie. Dans le même temps, l'épidémie s'est intensifiée dans les régions des villes de Butembo et de Katwa. De nouveaux groupes de cas ont, par ailleurs, émergé dans plusieurs autres régions sanitaires. Au total, ce sont 13 zones qui sont désormais concernées, totalisant 109 nouveaux cas confirmés au cours de 21 derniers jours, dont 26 à Katwa, 21 à Komanda, 15 à Mabalako, 14 à Beni et 14 à Butembo.


Source : lequotidiendumedecin.fr