« Face aux règles hémorragiques, un bilan biologique est indispensable »

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Publié le 13/06/2025

Alors que 10 à 30 % des femmes seraient concernées au moins une fois dans leur vie par des règles hémorragiques, la prise en charge n’est pas optimale ; soit parce que les femmes ne consultent pas, soit en raison de préjugés autour de certains traitements. Il y a urgence à s’y intéresser, d’autant que 5 % des femmes touchées nécessitent d’être transfusées. Regards croisés des Drs Lucia Rugeri, hématologue, et Christine Rousset-Jablonski, gynécologue (service de gynécologie, hôpital de la Croix-Rousse et hôpital Femme Mère Enfant, Hospices civils de Lyon).

Drs Lucia Rugeri, hématologue, et Christine Rousset-Jablonski, gynécologue

Drs Lucia Rugeri, hématologue, et Christine Rousset-Jablonski, gynécologue
Crédit photo : DR

Selon une enquête européenne de 2015 publiée dans Int J Gynecol Obstet, près de la moitié des femmes (46 %) confrontées à des règles hémorragiques ne consultent pas. Bien que les saignements utérins abondants (SUA) soient la première cause d’anémie ferriprive chez les femmes en âge de procréer, cette pathologie reste mal prise en charge. Elle nécessite un temps de consultation long, avec une adaptation en fonction des étiologies, de l’âge des femmes, de leur désir de grossesse et, surtout, de leur souhait.

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