Les effluents, angles morts de la transition

Par
Publié le 20/03/2025

L’eau engendrée par les soins contient des détergents, des désinfectants et des résidus de médicaments. Elle est rejetée dans le réseau : une pollution invisible qui ne semble pas encore émouvoir.

Rien ne garantit l’efficacité des stations

Rien ne garantit l’efficacité des stations
Crédit photo : PHANIE

Quelques études commencent à alerter sur la pollution des eaux par les soins. Un exemple emblématique en hépatogastroentérologie est celui des endoscopes. « Entre 60 et 80 litres d’eau sont nécessaires pour désinfecter un endoscope, précise le Pr Mathieu Pioche (Hospices Civils de Lyon). Cette eau est ensuite rejetée dans le réseau, mais avec une acidité accrue : d’un pH d’environ 5, elle ressort à 4. Cette acidification est due aux produits de désinfection, principalement de l’acide peracétique.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles

Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).

Je me connecte