Cardiologie : rappel d'une cinquantaine de médicaments à base de valsartan

Par
Coline Garré -
Publié le 09/07/2018

Certaines spécialités à base de valsartan et de valsartan/hydrochlorothiazide, utilisés dans l'insuffisance cardiaque, l'hypertension artérielle et après un infarctus du myocarde récent, font l'objet d'un rappel par précaution, a indiqué l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). En cause, la présence d'une impureté, la N-ditrosodiméthylamine (NDMA), classée comme probablement cancérogène chez l'homme, décelée dans la substance active fabriquée par la société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals.

« Il n'y a pas de risque de toxicité aiguë pour le patient. Les patients ne doivent pas arrêter leur traitement », ni rapporter leurs boîtes à la pharmacie, insiste le Dr Dominique Martin, patron de l'ANSM. Au cours d'une prochaine délivrance, le pharmacien proposera une des spécialités à base de valsartan non concernées par ce défaut, précise l'agence. Les patients peuvent se rapprocher de leur médecin ou de leur pharmacien, pour toute question. Environ 1,3 million de personnes sont concernées, soit près de la moitié des patients traités en France avec cette molécule.

L'anomalie a été signalée par l'Agence européenne du médicament (EMA). Avec elle, les États membres de l'Union européenne ont décidé collectivement ce rappel des lots des médicaments impactés sur l'ensemble du territoire européen. Les productions de la substance active de la société chinoise ont été arrêtées et les médicaments concernés en France, 50 références, tous des génériques, ont été placés en quarantaine par les laboratoires fin juin 2018.

En France, les neuf laboratoires concernés sont Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Ranbaxy Pharmacie Génériques, Sandoz, Zentiva et Zydus.

Les autres valsartans ou autres médicaments de la même classe thérapeutique (autres sartans) ne sont pas concernés à ce jour et restent disponibles, note l'ANSM.

Une investigation sur ce défaut de qualité est en cours au niveau européen.


Source : lequotidiendumedecin.fr