Risques solaires : toujours des fausses croyances et des conseils pas appliqués

Par
Fabienne Rigal -
Publié le 16/07/2018
soleil

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Crédit photo : PHANIE

D’après les données du Baromètre Cancer 2015, dévoilées par Santé publique France (SPF) et l’Institut national du cancer (INCa), les attitudes de protection des Français en matière de prévention face au risque solaire restent à améliorer.

En effet, si 9 personnes sur 10* ont la conviction que l’exposition au soleil est la cause probable des cancers de la peau, près de 3 sur 4 déclarent « brûler » lors d’une première exposition, seulement 4 sur 10 appliquent de la crème solaire toutes les deux heures et la pratique de protection la plus fréquente est le port de lunettes de soleil (70 %) devant l’évitement des heures les plus ensoleillées (69 %) et le port d’un t-shirt (61 %).

Les idées fausses sont encore trop fréquentes. Ainsi, 47 % des sondés (contre 40 % en 2010) estiment que si les coups de soleil dans l’enfance sont bien soignés, ils n’auront pas de conséquences à l’âge adulte (alors que ces coups de soleil dans l’enfance augmentent le risque de cancer de la peau à l’âge adulte). De plus, 24 % pensent que faire des UV artificiels permet de préparer sa peau (alors qu’au contraire, ils renforcent l’effet cancérigène des UV du soleil) ; 21 % pensent que les coups de soleil préparent la peau en la rendant moins vulnérable au soleil ; et 10 % estiment que mettre de la crème solaire une fois par jour suffit à se protéger.

Par ailleurs, « la pratique des ultraviolets (UV) artificiels au cours de la vie est stable depuis 2010 (13,4 % vs 14 % en 2015), mais avec une persistance d’usagers mineurs malgré l’interdiction », note le Baromètre.

Les enfants mieux protégés

Point positif, les parents d’enfants de moins de 4 ans respectent davantage les gestes de prévention pour leurs enfants – mais sont plus négligents pour eux-mêmes. Ainsi, l’exposition entre 12 heures et 16 heures est évitée systématiquement pour 62 % des enfants mais seulement pour 20 % des parents ; et le renouvellement de la crème solaire toutes les deux heures est assuré pour 54 % des enfants mais seulement 15 % des parents.

L’exposition hors vacances

Le Baromètre cancer s’est aussi intéressé à l’exposition hors des lieux de vacances et constate qu’un actif sur 5 déclare devoir travailler souvent ou systématiquement au soleil (et que seulement la moitié de ceux qui sont ainsi exposés peut se mettre à l’ombre pendant une journée ensoleillée).

L’INCa et SPF lancent pendant tout le mois de juillet une campagne d’information, destinée en priorité aux parents de jeunes enfants, mais aussi aux actifs exposés dans le cadre de leur profession.


*Enquête réalisée auprès de 3 931 personnes de 15 à 75 ans.


Source : lequotidiendumedecin.fr