Des résultats positifs dans le cancer du col métastatique

Publié le 06/06/2013
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Les résultats d’une vaste étude indépendante (GOG240) de phase III sponsorisée par le National Cancer Institute (NCI) américain et conduite par le Gynecologic Oncology Group (GOG) ont été présentés au 49ème congrès ASCO, qui s’est tenu du 31 mai au 4 juin à Chicago.

Ils montrent que, par rapport à une chimiothérapie seule, l’adjonction d’Avastin (bévacizumab) à une chimiothérapie (paclitaxel et cisplatine ou paclitaxel et topotécan) a permis de prolonger la vie de femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus avancé (n=452), avec une réduction statistiquement significative (-29%) du risque de décès chez les femmes reçevant Avastin plus chimiothérapie par rapport à celles uniquement traitées par une chimiothérapie (HR=0,71, p=0,0035).

Un bon profil de tolérance

Les patientes traitées par bévacizumab plus chimiothérapie ont vécu 3,7 mois de plus (valeur médiane) que celles uniquement traitées par une chimiothérapie ; la survie globale (OS) médiane était de 17 mois avec l’association bévacizumab plus chimiothérapie contre 13,3 mois avec la chimiothérapie utilisée seule.

Des résultats positifs ont également été obtenus en terme de taux de réponse objective et survie sans progression.

Le risque d’aggravation de la maladie ou de décès (survie sans progression ; PFS) a été réduit de 33% chez les femmes traitées par l’association Avastin plus chimiothérapie par rapport aux femmes du groupe sous chimiothérapie seule (PFS médiane: 8,2 mois vs 5,9 mois; HR=0,67, p inférieur à 0,002).

Aucun nouvel effet indésirable n’a été observé par rapport au profil de tolérance déjà connu de l’anti-angiogénique Avastin.

500 000 nouveaux cas par an

En pratique, l’association bévacizumab associée à la chimiothérapie pourrait devenir le nouveau standard thérapeutique dans cette situation clinique.

Rappelons que l’incidence du cancer du col dans le monde est de 500 000 nouveaux cas par an. Le nombre de décès chaque année est de 250 000. La grande majorité des cas de cancer du col de l’utérus (99,7%) est liée au virus du papillome humain (HPV). Lorsque la maladie est localisée, neuf femmes sur dix sont toujours en vie à cinq ans du diagnostic ; lorsque le cancer est métastatique, ce chiffre chute en dessous de deux femmes sur dix.

Les options thérapeutiques pour les patientes qui ont une maladie de stade avancé ou pour celles dont la maladie récidive après une 1ère ligne thérapeutique sont à ce jour très limitées. En pratique, au vue des résultats de l’étude GOG240, l’association bévacizumab associée à la chimiothérapie paclitaxel + cisplatine ou paclitaxel + topotécan pourrait devenir le nouveau standard thérapeutique dans cette situation clinique.

D’après une communication du Dr Krishnansu S. Tewari, Université de Californie Irvine Medical Center Orange.

Dr SYLVIE LE GAC

Source : lequotidiendumedecin.fr