Depuis 2014, les signalements d’intoxication cannabique pédiatrique « domestique » sont en hausse. Cri d’alarme de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Le réseau d’addictovigilance d’une part, les données de base du PMSI d’autre part, mettent en évidence une augmentation du nombre des intoxications pédiatriques. Celles-ci concernent essentiellement les très jeunes enfants, de moins de 2 ans, sont consécutives à une ingestion accidentelle de produit présent dans l’environnement familial et se soldent par une hospitalisation de plus de 24 heures. Le réseau d’addictovigilance rapporte ainsi 140 notifications d’intoxications, se traduisant par des troubles cardiaques, ventilatoires et neurologiques surtout, dont 59 pour la seule année 2014 ; 120 ont justifié une hospitalisation de 24 heures ou plus, le pronostic vital étant engagé pour 9 d’entre elles. Les zones les plus touchées selon la base du PMSI sont l’Ile-de-France, les régions PACA et Rhône-Alpes. Une analyse toxicologique doit de principe être réalisée sur des signes tels que des épisodes de somnolence, d’ataxie ou de tremblements inexpliqués. Une intoxication aiguë au cannabis peut être suspectée sur une somnolence avec des phases d’agitation, des vomissements, des tremblements, des convulsions, une détresse respiratoire, voire un coma.
Cannabis
Les intoxications pédiatriques en augmentation
Publié le 17/12/2015
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Source : Le Quotidien du Médecin: 9459
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