Terme générique pour les préparations dérivées du chanvre indien, Cannabis sativa (herbe ou marijuana d’une part, les fleurs séchées de la plante, haschisch d’autre part, une préparation de résine de la plante, ou encore huile), cette famille botanique rassemble des plantes, y compris le houblon, plus ou moins riches en delta9-tétrahydrocannabinol (THC).
Quoi qu’il en soit, l’allergie au cannabis se manifeste par des symptômes qui peuvent être respiratoires, coryza spasmodique et asthme en cas d’aéroportage (pour les fumeurs de marijuana) ; cutanés, urticaire et angio-œdème consécutifs à un contact avec la peau ou les muqueuses (lèvres et paupières) ; ou même anaphylactiques en cas d’ingestion de graines ou de thé « spécial ». Hors l’exposition active, l’exposition passive au pollen de cannabis, végétal anémophile, pourrait être aussi à l’origine de rhinoconjonctivite ou d’asthme pollinique, particulièrement de fin juillet à la mi-août à Aix-en-Provence, Grenoble, Mâcon ou Strasbourg, en octobre à Ajaccio, selon la météo du Réseau National de Surveillance Aérobiologique.
Les allergènes responsables de l’allergie au cannabis sont encore mal identifiés, excepté le Can s 3 (un allergène majeur, au moins en Europe) et le diagnostic repose sur la réalisation de prick-tests avec la fleur ou la feuille. En l’absence de dosage d’anticorps IgE spécifiques ou de test d’activation des basophiles commercialisé, l’histoire de la maladie, faite d’une addition d’allergies croisées (pêches, pommes, cerises, noisettes, tomates, pamplemousse, tabac, etc.), et les tests cutanés permettent de conforter des hypothèses (avancées notamment sur la prévalence en forte croissance de l’allergie au cannabis) sur l’origine de la sensibilisation.
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