Encadré vers le haut
La neurostimulation fait suite à la théorie du gate control de 1965 d’après Melzack et Wall. Ils émettent l’hypothèse qu’une stimulation et donc l’activation des fibres nerveuses afférentes myélinisées de gros calibre A alpha et A beta entraînerait directement, ou via un interneurone, la diminution de l’influx douloureux médié par les fibres A delta et C de petit calibre. Ainsi, Shealy en 1967 fut le premier à proposer une stimulation cordonale postérieure pour une douleur réfractaire.
Il est probable que cette théorie soit un peu simpliste et que les mécanismes soient plus complexes. Les études chez l’animal et certaines chez l’homme montrent que l’efficacité de ces techniques est médiée par une augmentation dans la corne dorsale GABA, permettant de réduire l’hyperexcitabilité neuronale de la corne dorsale ; qu’elles induisent la libération dans la corne dorsale de la substance P, 5-HT, de glycine et d’adénosine ; et qu’elles réduisent la libération d’acides aminés excitateurs (comme le glutamate et l’aspartate). De plus, la stimulation cordonale pourrait activer des structures centrales ayant des influences inhibitrices sur les voies descendantes de la douleur (lire aussi p XXX) sur les segments inférieurs.
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