« À la suite d’un AVC, un de mes amis, journaliste, n’a plus pu parler ni écrire un anglais clair. Il a tout perdu : son emploi, son mariage, son logement. Tous ses amis l’ont abandonné. Paradoxalement, le “trop” d’amis a facilité cet abandon ». C’est ce drame qui a conduit Neil Vickers à s’interroger sur la manière dont la maladie grave isole les patients et met à l’épreuve les relations interpersonnelles.
Ce que la maladie nous dit de notre rapport à l'autre
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Neil Vickers, professeur en humanités en santé au King’s College de Londres, est venu à Paris fin mars présenter son dernier ouvrage, co-écrit avec Derek Bolton. L’occasion d’échanger avec des philosophes français sur la façon dont la maladie modifie le rapport à soi et aux autres, et plus largement, sur ce qu’elle dit de la santé et du soin.
Les proches ont tendance à normaliser les symptômes naissants
Crédit photo : BURGER/PHANIE
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