Le point de vue d’Anne-Chantal Hardy, sociologue

« Les généralistes femmes ne reproduisent pas le modèle du notable »

Publié le 08/03/2013
Sociologue attachée au CNRS et au laboratoire de droit et de changement social de l'université de Nantes, Anne-Chantal Hardy est spécialiste de la sociologie de la médecine. Elle vient de publier « Travailler à guérir, sociologie du travail médical ».

Le Généraliste. Comment peut-on expliquer que la médecine, autrefois très masculine, se soit féminisée ?

Jusqu’aux années 50, la présence des femmes en médecine est faible. Au départ, les femmes ne prennent pas la place des hommes. Elles prennent les places laissées vacantes par les hommes. Médecine salariée, médecine de laboratoire, médecine scolaire… Toutes ces filières sont féminisées, alors que les femmes restent minoritaires dans les branches hospitalières comme la chirurgie et dans la médecine générale.

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