THEATRE - « La Maison », d’après Marguerite Duras

Les choses de la vie

Publié le 13/04/2011

CE N’EST PAS la servante Zerline de Broch vue par Grüber, épluchant sa pomme, mais c’est une femme, qui, derrière une table de cuisine sur laquelle repose une antique machine à écrire (pas si vieilles, les machines mécaniques !), épluche et découpe des pommes de terre et des poireaux. Telle la grande Virginia Woolf parlant de la manière de cuire les saucisses juste avant d’aller se noyer, les femmes ont culturellement une relation complexe aux choses de la vie quotidienne. Faire à manger. Nourrir la famille. La cuisine est souvent aussi le lieu de l’écriture.

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