PEUT-ÊTRE s’est-on toujours fait de « la Célestine » une fausse image. Peut-être n’est-elle en rien cette vieille femme manipulatrice, débrouillarde, habile à jeter des sorts, à confectionner d’étranges breuvages, à refaire des virginités aux jeunes filles coupables. Peut-être y a-t-il en elle une innocence, voire une pureté, que les interprètes, jusqu’à présent, n’avaient pas exprimées. Hélène Vincent, si petite et frêle, cheveux blonds lâchés, visage lisse et pieds nus, ressemble plus à un esprit qui court dans les bois qu’à une inquiétante vieille mère maquerelle.
THEATRE - « La Célestine », de Fernando de Rojas
L’enfant et la sorcière
Publié le 26/01/2011
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