DANS LA PETITE salle des Mathurins, la jeune femme va et vient dans les allées, appuyée aux murs, comme quelqu’un qui n’a plus de force. La lumière de Marie-Hélène Pinon la suit, dévoilant son beau visage. Le plateau minuscule, ses dégagements, tout devient labyrinthe. Une femme s’adresse à un homme qu’elle a aimé comme une adolescente qui se prend à rêver du voisin célibataire qui s’est installé en face de l’appartement familial. Jamais elle ne renoncera à cette passion, jamais elle n’abandonnera ce rêve, cette folie.
THEATRE - « Lettre d’une inconnue », de Stefan Zweig
La passion de Sarah Biasini
Publié le 20/04/2011
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