Cinéma/« La Sainte-Victoire », de François Favart

Confrontation

Publié le 08/12/2009

LE DEUXIÈME film de François Favart, après l’intéressant « Rôle de sa vie » (qui a valu un césar à Karine Viard en 2005), arrive presque à la même conclusion que celui de Michael Moore : le système – en gros le pouvoir de l’argent – finit le plus souvent par l’emporter. Mais quand l’un sépare les bons et les méchants, l’autre se refuse à tout manichéisme et se défend de donner des leçons. Et ce n’est pas le moindre des mérites de « la Sainte-Victoire » que de montrer l’ambiguïté de ses personnages. Presque tous sont pris au piège de compromis qu’ils n’ont pas souhaité.

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