La CSMF pose ses conditions de retour dans la convention médicale

Par Loan Tranthimy
Publié le 14/03/2018
- Mis à jour le 15/07/2019
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Crédit photo : S. Toubon

Réélu à 80 % des voix par le conseil fédéral pour un deuxième mandat de quatre ans, le Dr Jean-Paul Ortiz est remonté à bloc. Entouré d'un nouveau bureau totalement renouvelé, rajeuni et féminisé, le néphrologue de Cabestany (Pyrénées-Orientales) a présenté ses priorités d'actions au travers de quatre motions adoptées à l'unanimité lors de l'assemblée générale du 11 mars.

Outre l'accès aux soins dans les territoires, les pratiques avancées et la recertification, le patron de la Conf' a surtout posé ses conditions à un retour dans la convention médicale pour le syndicat. Si la suppression du tiers payant généralisé par la ministre de la Santé satisfait le spécialiste, il réclame de nouveau la suppression de l'article 99 de la loi de financement de la Sécurité sociale 2 017 qui engage de nouvelles décotes tarifaires sur les équipements de radiologie. « Nous refuserons toute mesure de baisses tarifaires autoritaires qui pourraient être envisagées par la CNAM », a lancé ce mercredi le Dr Ortiz, à l'occasion d'un point presse.

Revoir la convention 2016

La CSMF demande aussi à la CNAM de revoir certaines dispositions de la convention 2016 en utilisant le mécanisme de revoyure. Il s'agit d'élargir le périmètre des consultations complexes et très complexes. « C'est aujourd'hui très étroit, incompréhensible, et réservé seulement à certaines spécialités. Nicolas Revel n'a pas dû dépenser grand-chose », déclare-t-il.

Le syndicat réclame aussi la modification des conditions d'entrée dans l'OPTAM et l'OPTAM-CO. « Il existe une disparité tarifaire pour un même groupe de médecins. On doit pouvoir appliquer le même taux de complément honoraire pour le même groupe de médecins, chirurgiens, gynécologues-obstétriciens et anesthésistes. »

Autre condition posée pour la CSMF pour rentrer dans la convention : la mise en place d'un coefficient modificateur pour les tarifs des actes techniques dans les DOM. « Si on ne veut pas voir disparaître les spécialistes dans les DOM, il est nécessaire de mettre en place ce coefficient modificateur », dit-il.

Seul syndicat à ne pas adhérer à la convention, la CSMF participe actuellement aux négociations conventionnelles sur la compensation de la CSG et la télémédecine. Un avenant sur la CSG sera d'ailleurs présenté à la signature à la prochaine séance de négociation, ce jeudi 15 mars. Et l'adhésion à cet avenant pourrait permettre à la CSMF de revenir dans la convention médicale.

Sauf que pour le Dr Ortiz, la CSG et la télémédecine forment un tout. « Ces négociations vont aboutir le 31 mars. On décidera après ce que nous ferons en matière de signature. Il est hors de question de ne pas prendre la négociation dans sa globalité », affirme le Dr Ortiz, droit dans ses bottes. 


Source : lequotidiendumedecin.fr