L’engouement est très mesuré : même en jouant les prolongations, à peine 35 % des quelque 25 000 médecins éligibles au dispositif ont finalement signé un contrat d’accès aux soins (CAS). Suffisamment pour que l’assurance-maladie puisse, dans un ouf de soulagement, se réjouir d’avoir atteint l’objectif (du tiers) inscrit il y a un an dans l’avenant 8. Pas tout à fait assez pour clouer le bec des contempteurs du nouveau contrat, ceux-ci continuant, au choix, à s’indigner ou à ricaner.
Le profil des médecins engagés – « CAS-seurs », « CAS-sistes »…, mais comment diable faut-il les appeler… ? – n’est pas sans poser de questions. Que sait-on ? Que parmi les 8 611 signataires recensés la semaine dernière par la CNAM, on compte 550 hospitaliers. Que sur l’ensemble des CAS, 70 % ont été conclus par des spécialistes et 30 % par des omnipraticiens. Que les spécialités les moins séduites s’avèrent être, ça alors !, l’anesthésie, l’obstétrique, la chirurgie…
Quant à la statistique clé (combien de secteurs I ; combien de secteurs II), mystère. Et porte ouverte à tous les fantasmes. L’UFML croit savoir que 3 000 signataires sont en secteur I : énorme proportion qui limite évidemment beaucoup la portée du CAS. Une estimation « farfelue », riposte la Caisse qui, pour couper court à la rumeur, serait bien inspirée de publier ses chiffres. Tous ses chiffres.
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