Les Français plébiscitent leur généraliste... mais jugent que le système de santé n'est pas pensé pour eux

Par
Marie Foult -
Publié le 07/11/2018
ADREA

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Crédit photo : S. Toubon

Deux tiers des patients pensent qu'ils sont acteurs de leur propre parcours de soins mais ils ne sont que 42 % à juger que ce parcours est pensé « pour » et « avec » eux ! C'est ce que révèle une étude* réalisée par OpinionWay pour la fondation d'entreprise Adréa, qui s'attache au ressenti des Français sur leur place et leur rôle dans le système de santé.

Logiquement, parmi les patients interrogés, seuls 22 % pensent que la place donnée aux patients dans le système de santé est trop importante. A l'inverse, une grande majorité des Français interrogés considère que la place accordée aux malades reste aujourd'hui insuffisante (76 %).

Vive la coordination et le médecin traitant

Pour être davantage impliqués dans leur parcours de soins, les patients estiment à 53 % qu'il faut en priorité une coordination efficace des soins entre professionnels de santé (médecins hospitaliers, cabinets de ville, pharmacies). Une meilleure écoute des professionnels de santé est jugée prioritaire par 47 % d'entre eux.

Enseignement édifiant : seuls 6 % des patients connaissent véritablement leurs droits en tant que patients (même si, logiquement, les personnes ayant déjà été atteintes d’une pathologie importante sont celles qui les connaissent le mieux). À l’inverse, 59 % des personnes ne connaissent que très peu ou pas du tout leurs droits. 

Bonne nouvelle, les Français se sentent bien accompagnés lors de leurs consultations chez le médecin. Ils sont notamment 70 % à s'estimer « suffisamment ou assez » accompagnés par leur généraliste traitant.

Ce taux est plus faible dans le cas d'une consultation chez le spécialiste (59 %) ou pour un soin réalisé par une infirmière ou une aide-soignante (50 %). Et globalement, les personnes qui souffrent d'au moins une pathologie se sentent mieux accompagnées par leurs soignants.

 

* Étude quantitative réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1 144 Français selon la méthode des quotas, par questionnaire en ligne du 16 août au 28 septembre.


Source : lequotidiendumedecin.fr