Covid-19 : l'Ordre débloque 4 millions d'euros pour les confrères en difficulté, examen des dossiers d'entraide au cas par cas

Par
Loan Tranthimy -
Publié le 20/05/2020

Crédit photo : Phanie

Après l'aide exceptionnelle de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF), c'est au tour du conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) d'accroître sa solidarité financière aux confrères vulnérables en période de crise.

Dans le cadre de sa mission d'entraide, l'instance débloquera une enveloppe supplémentaire de 4 millions d’euros pour soutenir les médecins et leurs familles en grande difficulté, victimes des conséquences de la pandémie. Cette allocation vient s’ajouter au budget déjà alloué à l’entraide ordinale (2 millions d'euros par an).

« Avec le budget habituel, nous arrivions à aider entre 300 et 400 médecins par an, pas plus, mais avec l'épidémie, nous savons que nous allons avoir un plus grand nombre de médecins en difficulté. C'est pourquoi le CNOM a pris la décision d'améliorer l’enveloppe du service d'entraide », explique le Dr Jacques Morali, délégué général aux relations internes.

Les conditions de recours au service d'entraide restent les mêmes. « Il ne s'agit pas de maintenir un train de vie des médecins, recadre l'élu ordinal. Nous aidons systématiquement les familles des médecins décédés. Et nous allons aussi nous occuper de ceux qui sont en grande précarité, en grande difficulté financière. Il y a des médecins qui n'avaient pas de réserves, des jeunes qui démarrent ou des remplaçants qui n'ont pas de revenus réguliers. Chaque dossier sera étudié au cas par cas ».

60 appels par jour

Le CNOM invite tout praticien confronté à de graves difficultés liées à la pandémie à envoyer sa demande à la commission nationale d’entraide, en téléchargeant un dossier d’entraide en ligne.

Par ailleurs, les médecins en souffrance peuvent toujours appeler la plateforme téléphonique gratuite 0800 288 038, disponible 24H/24 et 7 jours sur 7. Elle peut orienter les médecins vers des structures d’accompagnement pour un soutien psychologique, des problématiques liées à l'activité ou des problèmes de santé. Depuis le début de l'épidémie, la plateforme enregistre 60 appels par jour contre une vingtaine auparavant. 


Source : lequotidiendumedecin.fr