Faute de pouvoir trouver des obstétriciens, le maire d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques), Yves Darrigrand, s'est dit vendredi «sans illusion» sur la fermeture prochaine de la maternité d'Orthez où un accident d'anesthésie il y a deux semaines a coûté la vie à une femme. «Nous n'avons pas de candidature fiable d'obstétriciens. On peut considérer qu'aujourd'hui, dans le climat actuel, c'est fini. Je ne cultive aucune illusion», a déclaré l’élu à l'AFP.
La décision de fermeture de la maternité d'Orthez pourrait intervenir dans les prochains jours, le 11 octobre étant la date-butoir fixée par l'Agence régionale de santé (ARS), bien avant l'accident d'anesthésie, pour recruter deux obstétriciens dans cette clinique déjà confrontée à des problèmes d'effectifs. En tant que maire, Yves Darrigrand préside le conseil de surveillance de l'hôpital d'Orthez dont dépend la maternité publique. Il a le sentiment que «tout n'a pas été fait pour convaincre des obstétriciens de venir à Orthez». Pour le maire, l'ancienne direction de l'hôpital n'y a «pas mis assez de conviction». Et le nouveau directeur par intérim depuis juillet est «totalement absorbé par des tâches administratives liées à une situation financière fragile». «C'est un peu le monde à l'envers. Il me revenait à moi, aux sages-femmes et aux parents de trouver deux obstétriciens. Avant le drame, ils ne voulaient pas venir, comment voulez-vous les convaincre après ?». La maternité d'Orthez emploie 34 personnes, et en cas de fermeture confirmée, «l'ARS s'est engagée à recaser tout le monde dans des conditions plus ou moins satisfaisantes», a-t-il ajouté.
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