Covid-19 : les internes veulent des garanties sur la prime de 1 500 euros et des gardes doublées à 252 euros net

Par
Sophie Martos -
Publié le 17/04/2020

Crédit photo : AFP

L'Intersyndicale nationale des internes (ISNI) demande une clarification au sujet de la prime exceptionnelle de 1 500 euros attribuée aux soignants des régions les touchées par le Covid-19.

Le gouvernement a annoncé une prime (nette de charges et d'impôts) de 1 500 euros aux personnels hospitaliers des services de santé exerçant dans les 28 départements les plus touchés et à ceux des services ayant accueilli des patients Covid-19 dans les départements les moins touchés. Les autres agents recevront une prime de 500 euros. Cette prime sera versée « quel que soit le statut ou le métier considéré ». Internes, agents de service, infirmiers, médecins sont concernés, a précisé le ministère de la Santé. 

Si l'ISNI salue cette annonce, le syndicat veut s'assurer que tous les jeunes auront accès au bonus. « La formulation utilisée par le gouvernement est "les internes hospitaliers", or nous rappelons que tous les internes sont mobilisés, en ambulatoire, en chirurgie et en psychiatrie », explique Léonard Corti, secrétaire général de l'ISNI.

Le syndicat craint aussi que les internes venus en renfort d'autres régions épargnées, ou ceux écartés des services pour cause d'arrêt maladie, raison de santé et congé maternité, mais ayant participé aux cellules de crise, soient privés de cette gratification maximale.

252 euros net la garde ?

Concernant la rétribution majorée des heures supplémentaires pendant la crise, également promise par le gouvernement, les internes – dont le temps de travail n'est pas décompté en heures – plaident pour une revalorisation conséquente des indemnités de garde (permettant de récompenser les internes les plus exposés et sollicités).

La garde de semaine est rémunérée 119 euros en semaine et 130 euros le week-end et jours fériés ; l'ISNI souhaite une revalorisation à 252 euros net. « Un tel montant pour 14 heures de travail de nuit exposé à une maladie mortelle nous paraît tout à fait raisonnable, moralement et financièrement », souligne le syndicat. 


Source : lequotidiendumedecin.fr