Les étudiants en médecine sont exposés dès les premières années de leur cursus à l'influence de l'industrie pharmaceutique. Selon une enquête du collectif Formindep, association de formation professionnelle, publiée dans la revue scientifique « Plos One », les facultés ont pris trop peu de dispositions pour préserver l'indépendance de leur formation.
Sur les 37 UFR de médecine, seulement neuf ont instauré des mesures spécifiques pour se prémunir contre les conflits d’intérêts qui peuvent surgir en cas de liens de l’établissement ou de ses enseignants avec l’industrie du médicament. Lyon-Est arrive en tête de ce classement avec cinq points sur 26 possibles, devant Angers (4/26). « Les 28 autres facs, n’ayant adopté à ce jour aucune mesure en ce sens, n’ont obtenu aucun point », conclut le Formindep.
S'inspirant d'une précédente enquête menée aux États-Unis, le collectif a évalué la politique des facultés sur 13 critères comme l'acceptation de cadeaux, d'honoraires, la signature d’articles rédigés par l’industrie pharmaceutique, la déclaration des liens d’intérêt du corps professoral, la réception de représentants commerciaux de l'industrie par les enseignants ou le financement de l'école de médecine par l'industrie pharmaceutique.
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