Soins primaires, attractivité des métiers, tarifs : le secteur privé non lucratif affiche ses ambitions

Par
Martin Dumas Primbault -
Publié le 27/09/2019

Crédit photo : S. Toubon

À l'occasion d'une conférence de presse de rentrée organisée ce jeudi 26 septembre, la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (FEHAP) a fait part de ses ambitions pour les mois à venir. Les établissements privés non lucratifs veulent peser dans l'organisation des soins de premier recours sur les territoires et entendent renforcer l'attractivité de leurs métiers.

« Nos établissements sont en première ligne », a déclaré Marie-Sophie Desaulle, la présidente de la FEHAP (au côté du directeur général de la fédération Antoine Perrin), qui veut « structurer dans les territoires les soins primaires ». Pour ce faire, elle encourage ses adhérents à ouvrir des centres de santé « y compris adossés à des établissements sanitaires et médico-sociaux » et soutient la création d'hôpitaux de proximité. L'ancienne directrice de l'agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire propose également d'accompagner les acteurs locaux afin de créer des équipes de soins primaires. Elle souhaite enfin voir revalorisé le rôle des services à domicile.

Dans l'ensemble, la FEHAP regrette une organisation des soins primaires trop centrée sur les médecins. Elle met en cause notamment les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) dont la négociation avec la CNAM n'a convié que les syndicats de libéraux. « Il faut que les CPTS intègrent tous les acteurs ! », s'insurge Marie-Sophie Desaulle, très favorable à la valorisation du domicile comme premier niveau d'accès à la santé. 

Le second défi que se lance la FEHAP en cette rentrée concerne l'attractivité des métiers. Elle lance, à partir de septembre et jusqu'en décembre, une grande consultation auprès de ses adhérents dans le but de renégocier la convention collective. L'objectif ? Revaloriser certains métiers, notamment en début de carrière et au moment de l'acquisition de nouvelles compétences et changer la perception des métiers du soin et de l'accompagnement.

Enfin, seul secteur à avoir subi une baisse de ses tarifs en 2019, la FEHAP exige une hausse de 1 % pour 2020. Comme ses homologues du public et du privé avant elle, la FEHAP demande une meilleure visibilité de son budget à travers une régulation pluriannuelle de l'ONDAM.


Source : lequotidiendumedecin.fr