Décès aux urgences de Lariboisière : la patiente a succombé à un œdème pulmonaire

Publié le 24/01/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
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Crédit photo : S. Toubon

La patiente retrouvée morte sur un brancard en décembre près de 12 heures après son admission aux urgences de l'hôpital parisien Lariboisière (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) a succombé à un œdème pulmonaire, selon les conclusions du premier rapport d'autopsie consulté par l'AFP. 

Âgée de 55 ans, la patiente est morte « d'une défaillance respiratoire aiguë secondaire à un œdème pulmonaire [...] dans un contexte d'érythème diffus des téguments [rougeurs sur le corps, NDLR] pouvant faire évoquer une cause septique », écrit l'expert dans son rapport, demandant des examens complémentaires.

« L'autopsie confirme qu'elle est morte d'une détresse respiratoire », a commenté Eddy Arneton, l'avocat de la famille de la patiente, qui a déposé plainte le 14 janvier pour « homicide involontaire » et « non-assistance à personne en danger ».

« Quelqu'un qui étouffe sur un brancard, dans une longue agonie, cela fait du bruit. Il est évident que si un médecin s'était approché d'elle à ce moment-là, elle aurait pu être sauvée », a-t-il ajouté.

Appel à un juge d'instruction

« La famille demande qu'un juge d'instruction soit saisi pour homicide involontaire » à la place du parquet de Paris, dont l'enquête préliminaire pour « recherches en cause de la mort » se poursuit, a précisé l'avocat.

Au terme d'une enquête interne, l'AP-HP et l'agence régionale de santé Île-de-France ont de leur côté reconnu à la mi-janvier une « série de dysfonctionnements », comme la surveillance défaillante de la patiente, son identification erronée ou encore un délai de prise en charge « très important », sur fond de sous-effectif chronique.

Souffrant de céphalées et de douleurs aux mollets, la patiente avait été déposée aux urgences de Lariboisière par les pompiers à 18 h 40, le 17 décembre, puis reçue et orientée vers une salle d'attente par une infirmière, dans des conditions conformes « aux procédures du service et aux recommandations nationales », selon l'AP-HP.

Appelée pour la première fois vers minuit, la patiente, qui n'a jamais répondu, a été considérée comme partie à 1 h 18 puis retrouvée morte à 6 h 20.

 

(Avec l'AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr