Attractivité à l’hôpital : se sentant « trahis », les médecins du SNPHAR-E haussent le ton

Par Anne Bayle-Iniguez
- Publié le 08/09/2015
- Mis à jour le 12/07/2019

Après Avenir hospitalier et la CPH, c’est au tour du SNPHAR-E de s’impatienter face à l’inertie du gouvernement sur la question de l’attractivité des carrières hospitalières.

Le syndicat de praticiens hospitaliers présidé par l’anesthésiste-réanimateur Yves Rébufat s’alarme par avance des lacunes du rapport Le Menn sur l’attractivité, remis à Marisol Touraine au début de l’été, mais qui n’a toujours pas été rendu public.

Ni recrutement au 6e échelon, ni 650 euros par jour pour le travail supplémentaire

Malgré plusieurs mois de concertation et « des heures [passées] dans des TGV pour participer à de nombreuses réunions dans lesquelles nous pensions avoir été un tant soit peu entendus », le SNPHAR-E croit déjà savoir qu’aucune de ses propositions majeures n’a été retenue par l’ex sénateur Jacky Le Menn dans la rédaction de son rapport.

Et d’énumérer toutes ces carences : recrutement possible au niveau du 6e échelon (après 12 ans d’études), sanctuarisation de deux demi-journées de temps non clinique, découpe du temps de travail en cinq demi-journées au lieu des quatre actuelles, octroi de 650 euros nets par jour pour tout temps de travail additionnel (au-delà de 48 heures hebdomadaires), ouverture du CHSCT aux PH... « Les praticiens hospitaliers vont donc de déception en déception devant des pouvoirs publics qui se comportent de manière irresponsable », tacle le SNPHAR-E, qui parle même de « trahison ».

Faute d’écoute, le syndicat rappelle au ministère de la Santé le risque de voir le monde hospitalier montrer, cet automne, « comment il se fâche ».