ADENURIC 120 mg, comprimé pelliculé, boîte de 2 plaquettes thermoformées de 14
Retiré du marché le : 29/04/2026
Dernière révision : 12/09/2024
Taux de TVA : 2.1%
Prix de vente : 15,15 €
Taux remboursement SS : 65%
Base remboursement SS : 15,15 €
Laboratoire exploitant : MENARINI FRANCE
ADENURIC est indiqué dans le traitement de l'hyperuricémie chronique dans les cas où un dépôt d'urate s'est déjà produit (incluant des antécédents ou la présence de tophus et/ou d'arthrite goutteuse).
ADENURIC est indiqué dans la prévention et le traitement de l'hyperuricémie, chez les patients adultes traités par chimiothérapie pour des hémopathies malignes et à risque intermédiaire ou à haut risque de Syndrome de Lyse Tumorale (TLS).
ADENURIC est indiqué chez l'adulte.
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients listés à la rubrique Liste des excipients (voir également rubrique Effets indésirables).
Affections cardio-vasculaires
Traitement de
l'hyperuricémie chronique
Chez les patients déjà atteints de maladies
cardiovasculaires sévères (par exemple : infarctus du myocarde, AVC ou angor
instable) pendant le développement du produit et dans une étude post-AMM (CARES), un nombre plus élevé d'évènements
cardiovasculaires fatals a été observé avec le fébuxostat comparativement à
l'allopurinol. Cependant, dans une étude post-AMM (FAST) plus récente, le
fébuxostat a été non inférieur à l'allopurinol sur l'incidence des évènements
cardiovasculaires fatals et non fatals. Le traitement de ce groupe de patients
doit être pratiqué avec prudence et ces patients doivent être surveillés
régulièrement. Pour plus de détails sur la tolérance cardiovasculaire du
fébuxostat, se reporter aux sections 4.8 et 5.1.
Prévention et traitement de l'hyperuricémie chez
les patients à risque de TLS
Les patients sous chimiothérapie pour traiter des
hémopathies malignes et à risque intermédiaire ou à haut risque de Syndrome de
Lyse Tumorale traités avec ADENURIC doivent être sous surveillance cardiaque
selon la situation clinique.
Allergie au médicament/hypersensibilité
De rares cas de graves réactions
allergiques/d'hypersensibilité, incluant des syndromes de StevensJohnson
pouvant être fatal, des nécrolyses épidermiques toxiques (Syndrome de Lyell),
et des réactions/chocs anaphylactiques aigus, ont été rapportés après
commercialisation. Dans la plupart des cas, ces réactions sont survenues durant
le premier mois de traitement par fébuxostat. Pour certains de ces patients, il
a été rapporté une insuffisance rénale et/ou un antécédent d'hypersensibilité à
l'allopurinol. Dans certains cas, les réactions graves d'hypersensibilité, dont
le syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes
systémiques (syndrome DRESS), étaient associées à de la fièvre, une atteinte
hématologique, rénale ou hépatique.
Les patients doivent être informés des signes et symptômes des réactions allergiques/d'hypersensibilité et doivent être étroitement surveillés au regard de ces symptômes (voir rubrique Effets indésirables). Le traitement par fébuxostat doit être immédiatement arrêté en cas de survenue de réactions graves allergiques/d'hypersensibilité, incluant le syndrome de Stevens-Johnson, étant donné que l'arrêt précoce du traitement est associé à un meilleur pronostic. Si le patient a développé une réaction allergique/d'hypersensibilité incluant le syndrome de Stevens-Johnson ou une réaction/choc anaphylactique aigu, le traitement par fébuxostat ne doit jamais être réinstauré.
Crise de goutte
Le traitement par fébuxostat ne doit pas être instauré
avant la disparition complète d'une crise de goutte. Des crises de goutte
peuvent survenir en début de traitement en raison d'une variation de l'uricémie
qui entraîne une mobilisation des cristaux d'urate à partir des dépôts
tissulaires (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques). Lors de l'instauration d'un traitement
par fébuxostat, un traitement préventif de la crise de goutte par un
anti-inflammatoire non stéroïdien ou par la colchicine est recommandé pendant
au moins six mois (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
En cas de survenue d'une crise de goutte au cours du traitement, ne pas interrompre la prise de fébuxostat. Un traitement de la crise de goutte adapté à chaque patient doit être administré simultanément. La fréquence et l'intensité des crises de goutte diminuent lors de la poursuite du traitement par fébuxostat.
Dépôt de xanthine
Chez les patients ayant une production d'urate fortement
accrue (par exemple affection maligne traitée, syndrome de Lesch-Nyhan), la
concentration absolue de xanthine au niveau urinaire peut, dans de rares cas,
augmenter suffisamment pour entraîner un dépôt dans les voies urinaires. Cela
n'a pas été observé lors de l'étude clinique pivot avec ADENURIC pour le
Syndrome de Lyse Tumorale. En l'absence d'expérience clinique avec le
fébuxostat, son administration n'est pas recommandée chez les patients ayant le
syndrome de Lesch-Nyhan.
Mercaptopurine/azathioprine
L'administration du fébuxostat n'est pas recommandée chez
les patients traités par mercaptopurine/azathioprine car l'inhibition de la
xanthine oxydase par le fébuxostat peut entraîner une augmentation des
concentrations plasmatiques de mercaptopurine/azathioprine qui peut provoquer
une toxicité sévère.
Si cette association ne peut être évitée, une diminution de la posologie de mercaptopurine/azathioprine à 20% ou moins de la dose préalablement prescrite est recommandée afin d'éviter les possibles effets hématologiques (voir les rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Données de sécurité préclinique).
Les patients doivent être étroitement surveillés et la dose de mercaptopurine/azathioprine doit être ajustée en conséquence sur la base de l'évaluation de la réponse thérapeutique et de l'apparition d'éventuels effets toxiques.
Greffe d'organe
En l'absence d'expérience clinique chez le patient ayant
reçu une greffe d'organe, l'utilisation de fébuxostat n'est pas recommandée
chez ces patients (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Théophylline
L'administration concomitante de fébuxostat 80 mg et de
théophylline 400 mg en dose unique à des sujets sains a démontré l'absence de
toute interaction pharmacocinétique (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Le fébuxostat 80 mg
peut être prescrit chez les patients traités par théophylline sans risque
d'augmentation des concentrations plasmatiques de théophylline. Aucune donnée
n'est disponible pour le fébuxostat 120 mg.
Affections hépatiques
Les résultats combinés des études cliniques de phase 3 ont
montré de légères anomalies du bilan hépatique chez des patients (5,0%) traités
par fébuxostat. La réalisation d'un bilan hépatique est recommandée avant
l'instauration du traitement par fébuxostat et périodiquement par la suite, en
fonction du jugement clinique (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Affections de la thyroïde
Au cours des études d'extension en ouvert à long
terme, une augmentation du taux de TSH (> 5,5 µUI/mL) a été observée chez des patients traités
au long cours par fébuxostat (5,5%). Le fébuxostat doit être prescrit avec
prudence chez les patients présentant une altération de la fonction
thyroïdienne (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Lactose
Les comprimés de fébuxostat contiennent du lactose. Les
patients présentant des troubles héréditaires rares d'intolérance au galactose,
de déficit en lactase ou de malabsorption du glucose/galactose ne doivent pas
prendre ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg)
par comprimé, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au
cours des études cliniques (4 072 patients traités par au moins une dose de 10
mg à 300 mg), des études de sécurité post-AMM (étude FAST : 3001 patients
traités avec une dose de 80 mg à 120 mg) et après commercialisation chez les
patients goutteux sont des crises de gouttes, des anomalies de la fonction
hépatique, des diarrhées, des nausées, des maux de tête, des sensations
vertigineuses, des dyspnées, des éruptions, du prurit, des arthralgies, des
myalgies, des douleurs aux extrémités, des œdèmes et de la fatigue. Ces effets
indésirables étaient généralement de sévérité légère ou modérée. De rares
réactions graves d'hypersensibilité au fébuxostat, dont certaines étaient
associées à des symptômes généraux, ainsi que des évènements rares de mort
subite cardiaque, ont été observées après commercialisation.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables fréquents (≥ 1/100 à < 1/10),
peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100) et rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
survenant chez les patients traités par fébuxostat sont mentionnés ci-dessous.
Les fréquences sont basées sur des études et après la commercialisation chez
des patients atteints de goutte.
Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables
sont présentés par ordre de sévérité décroissante.
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Affections hématologiques et système lymphatique |
Rare Pancytopénie, thrombocytopénie, agranulocytose*, anémie# |
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Affections du système immunitaire |
Rare Réaction anaphylactique*, hypersensibilité médicamenteuse* |
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Troubles endocriniens |
Peu fréquent TSH sanguine augmentée, hypothyroïdie# |
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Affections oculaires |
Peu fréquent Vision trouble Rare Occlusion de l'artère rétinienne# |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Fréquent*** Crises de goutte Peu fréquent Diabète sucré, hyperlipidémie, diminution de l'appétit, prise de poids Rare Perte de poids, augmentation de l'appétit, anorexie |
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Affections psychiatriques |
Peu fréquent Diminution de la libido, insomnie |
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Rare Nervosité, humeur dépressive#, troubles du sommeil# |
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Affections du système nerveux |
Fréquent Maux de tête, sensations vertigineuses Peu fréquent Paresthésies, hémiparésie, somnolence, léthargie#, altération du goût, hypoesthésie, hyposmie Rare Agueusie#, sensations de brûlure# |
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Affections auditives et du labyrinthe |
Peu fréquent Acouphènes Rare Vertiges# |
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Affections cardiaques |
Peu fréquent Fibrillation auriculaire, palpitations, anomalies de l'ECG, bloc de branche gauche (voir section Syndrome de Lyse Tumorale), tachycardie sinusale (voir section Syndrome de Lyse Tumorale), arythmies# Rare Mort subite cardiaque* |
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Affections vasculaires |
Peu fréquent Hypertension, bouffées vasomotrices, bouffées de chaleur, hémorragie (voir section Syndrome de Lyse Tumorale) Rare Collapsus circulatoire# |
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Affections respiratoires |
Fréquent Dyspnée Peu fréquent Bronchite, infection des voies respiratoires supérieures, infection des voies respiratoires inférieures#,toux, rhinorrhées# Rare Pneumonie# |
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Affections gastro-intestinales |
Fréquent Diarrhées**, nausées Peu fréquent Douleurs abdominales, douleurs abdominales hautes#, distension abdominale, reflux gastro-œsophagien, vomissements, sécheresse buccale, dyspepsie, constipation, selles fréquentes, flatulences, gêne gastro-intestinale, ulcération buccale, gonflement des lèvres#, pancréatite Rare Perforation gastro-intestinale#, stomatite# |
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Affections hépatobiliaires |
Fréquent Anomalies du bilan hépatique** Peu fréquent Cholélithiase Rare Hépatite, jaunisse*, lésion du foie*, cholécystite# |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquent Éruptions (incluant éruptions de type varié rapportées avec une fréquence plus faible, voir ci-dessous), prurit Peu fréquent Dermatite, urticaire, décoloration de la peau, lésions cutanées, pétéchie, éruption maculaire, éruption maculo-papuleuse, éruption papuleuse, hyperhydrose, alopécie, eczéma#, érythème, sueurs nocturnes#, psoriasis#, rash prurigineux#Rare |
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Nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell)*, syndrome de Stevens-Johnson*, angioedème*, syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS)*, éruption généralisée (grave)*, éruption exfoliative, éruption folliculaire, éruption vésiculaire, éruption pustuleuse, éruption érythémateuse, éruption morbilliforme |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquent Arthralgies, myalgies, extrémités douloureuses# Peu fréquent Arthrite, douleurs musculo-squelettiques, faiblesse musculaire, spasmes musculaires, contracture musculaire, bursite, tuméfaction articulaire#, dorsalgie#, raideur musculo-squelettique#, raideur articulaire Rare Rhabdomyolyse*, syndrome de la coiffe des rotateurs#, pseudopolyarthrite rhizomélique# |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Peu fréquent Insuffisance rénale, lithiase rénale, hématurie, pollakiurie, protéinurie, miction impérieuse, infection des voies urinaires# Rare Néphrite tubulo-interstitielle* |
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Affections du système de reproduction et des seins |
Peu fréquent Dysfonction érectile |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Fréquent Œdème, fatigue Peu fréquent Douleurs thoraciques, gêne dans la poitrine, douleur#, malaise#Rare Soif, sensation de chaud# |
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Modifications des paramètres biologiques |
Peu fréquent Augmentation de l'amylasémie, diminution de la numération plaquettaire, diminution du nombre de globules blancs, diminution du nombre de lymphocytes, augmentation de la créatininémie, diminution de l'hémoglobinémie, augmentation de l'urémie, augmentation de la triglycéridémie, augmentation de la cholestérolémie, diminution de l'hématocrite, augmentation de la lactate déshydrogénase dans le sang, augmentation de la kaliémie, élévation de l'INR# Rare Augmentation de la glycémie, allongement du temps de céphaline activée, diminution des globules rouges, augmentation des phosphatases alcalines dans le sang, augmentation des créatines phosphokinases dans le sang* |
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Lésions, intoxications et complications d'interventions |
Peu fréquent Contusions# |
**Les résultats combinés des études de phase 3 ont montré des diarrhées non infectieuses et des anomalies de la fonction hépatique plus fréquentes chez les patients traités de façon concomitante par la colchicine.
***Voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques pour l'incidence des crises de goutte dans les études de phase 3 randomisées et contrôlées.
# Effets indésirables provenant des études de sécurité post-AMM
Description des événements indésirables
spécifiques
De rares réactions graves d'hypersensibilité au fébuxostat,
incluant le syndrome de Stevens-Johnson, une nécrolyse épidermique toxique (syndrome
de Lyell), et de réaction/choc anaphylactique ont été observées après
commercialisation. Le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique
toxique sont caractérisés par une éruption cutanée progressive, accompagnée de
bulles ou de lésions des muqueuses et une irritation oculaire. Les réactions
d'hypersensibilité au fébuxostat peuvent être associées aux symptômes suivants
: réactions cutanées caractérisées par une éruption maculopapuleuse infiltrée,
une éruption généralisée ou exfoliative, mais aussi des lésions cutanées, un
œdème de la face, de la fièvre, des anomalies du bilan sanguin telles qu'une
thrombocytopénie et une éosinophilie, et atteinte d'un organe unique ou
multiviscérale (du foie et des reins incluant une néphrite tubulo-interstitielle)
(voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Les crises de goutte ont fréquemment été observées peu après le début du traitement et au cours des premiers mois. Par la suite, la fréquence des crises de goutte diminue dans le temps. Une prophylaxie des crises de goutte est recommandée (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Syndrome de Lyse
Tumorale
Résumé du profil de tolérance
Dans l'étude pivot FLORENCE (FLO-01) de phase 3,
randomisée, en double aveugle, comparant le febuxostat à l'allopurinol (346
patients sous chimiothérapie pour des hémopathies malignes et à risque
intermédiaire ou à haut risque de TLS), seulement 22 (6.4%) sur l'ensemble des
patients ont présenté des effets indésirables, à savoir 11 (6.4%) patients dans
chaque groupe de traitement. La majorité des effets indésirables étaient légers
ou modérés.
Au total, l'étude FLORENCE ne met pas en évidence de problème particulier de tolérance en plus de celle déjà connue avec ADENURIC dans le traitement de la goutte, à l'exception des trois effets indésirables suivants (listés ci-dessus dans le tableau 1).
Affections cardiaques :
Peu fréquent : bloc de branche gauche, tachycardie
sinusale.
Affections vasculaires :
Peu fréquent : hémorragie.
Déclaration des
effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après
autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance
continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé
déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de
déclaration :
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et
réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
FAIRE PRATIQUER un bilan hépatique avant l'instauration du traitement et de manière périodique par la suite.
SURVEILLANCE du traitement :
- Signes et symptômes des réactions allergiques/d'hypersensibilité. En INFORMER le patient.
-
Uricémie : la dose recommandée est de 80 mg une fois par jour. Si
l'uricémie est > 6 mg/dL (357 µmol/L) après deux à quatre semaines
de traitement, l‘administration de fébuxostat 120 mg une fois par jour
peut être envisagée. L'action du fébuxostat est suffisamment rapide
pour permettre un nouveau dosage de l'uricémie après deux semaines de
traitement. L'objectif thérapeutique est la diminution et le maintien
de l'uricémie au-dessous de 6 mg/dL (357μmol/L).
SURVEILLANCE cardiaque selon la situation clinique des patients en chimiothérapie pour traiter des hémopathies malignes et à risque intermédiaire ou à haut risque de Syndrome de Lyse Tumorale.
ARRÊTER LE MÉDICAMENT ET CONTACTER IMMÉDIATEMENT LE MÉDECIN en cas de :
- éruption cutanée pouvant être de formes graves (avec des cloques, des nodules, des démangeaisons, une éruption exfoliative),
- gonflement des membres ou de la face,
- difficulté à respirer,
- fièvre,
- manifestations allergiques graves (potentiellement fatales par arrêt cardiaque ou circulatoire).
CONTACTER IMMÉDIATEMENT LE MÉDECIN en cas de douleur, fragilité ou faiblesse musculaire.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (étourdissements, somnolence, vision floue, sensation d'engourdissement ou de picotements).
Grossesse
Les
données recueillies sur un nombre très limité de grossesses n'ont pas
révélé d'effet délétère du fébuxostat sur la grossesse ou sur le foetus
/ nouveau-né. Les études menées chez l'animal n'ont pas montré d'effets
délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement
embryonnaire ou fœtal ou la mise bas (voir rubrique Données de sécurité préclinique). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. Le fébuxostat ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse.
Allaitement
L'excrétion
du fébuxostat dans le lait maternel n'est pas connue. Des études menées
chez l'animal ont montré une excrétion du principe actif dans le lait
et une altération du développement des petits allaités. Un risque pour
le nourrisson allaité ne peut être exclu. Le fébuxostat ne doit pas
être utilisé chez la femme qui allaite.
Fertilité
Les
études de reproduction chez l'animal à des doses allant jusqu'à 48
mg/kg/jour n'ont pas montré d'effets néfastes dose dépendant sur la
fécondité (voir rubrique Données de sécurité préclinique). L'effet d'ADENURIC sur la fécondité chez l'homme n'est pas connu.
Mercaptopurine/azathioprine
En raison de son mécanisme d'action inhibiteur de la
Xanthine Oxydase (XO), l'administration concomitante de fébuxostat n'est pas
recommandée. L'inhibition de la XO par le fébuxostat peut entraîner une
augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments et provoquer
une myélotoxicité.
En cas de co-administration avec le febuxostat, la dose de mercaptopurine/azathioprine doit être réduite à 20 % ou moins de la dose préalablement prescrite (voir les rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Données de sécurité préclinique).
L'adéquation de l'ajustement posologique proposé, qui reposait sur une analyse de modélisation et de simulation à partir de données précliniques chez le rat, a été confirmée par les résultats d'une étude clinique d'interaction médicamenteuse chez des volontaires sains, recevant 100 mg d'azathioprine seule et une dose réduite d'azathioprine (25 mg) en association avec le fébuxostat (40 ou 120 mg).
Aucune étude d'interaction médicamenteuse du fébuxostat avec d'autres chimiothérapies cytotoxiques n'a été menée. Dans l'étude pivot sur le Syndrome de Lyse Tumorale, fébuxostat 120 mg a été administré quotidiennement aux patients suivant divers protocoles de chimiothérapie, incluant les anticorps monoclonaux. Cependant, aucune interaction médicamenteuse ou interactions entre des médicaments et la maladie n'ont été analysées durant l'étude. Par conséquent, des interactions possibles avec un traitement cytotoxique concomitant ne peuvent être exclues.
Rosiglitazone / Substrats du CYP2C8
Il a été montré que le fébuxostat était un inhibiteur
faible du CYP2C8 in vitro. Dans une étude chez des sujets sains,
l'administration concomitante de 120 mg de fébuxostat une fois par jour et de 4
mg de rosiglitazone en prise unique par voie orale, n'a eu aucun effet sur la
pharmacocinétique de la rosiglitazone ni sur son métabolite, le N-desmethyl
rosiglitazone, indiquant que le fébuxostat n'est pas un inhibiteur de l'enzyme
CYP2C8 in vivo. Ainsi, l'administration concomitante de fébuxostat et de
rosiglitazone ou d'autres substrats du CYP2C8 ne devrait pas nécessiter
d'ajustement de la posologie de ces produits.
Théophylline
Une étude d'interaction chez des sujets sains a été menée
avec le fébuxostat afin d'évaluer si l'inhibition de la XO peut induire une
élévation des concentrations de théophylline circulante comme cela a été décrit
avec d'autres inhibiteurs de la XO. Les résultats de l'étude ont montré que
l'administration concomitante de fébuxostat 80 mg une fois par jour et de
théophylline 400 mg en dose unique n'a pas d'effet sur la pharmacocinétique et
la sécurité de la théophylline. Aucune précaution particulière n'est donc
recommandée en cas d'administration concomitante de fébuxostat 80 mg et de
théophylline. Aucune donnée n'est disponible pour le fébuxostat 120 mg.
Naproxène et autres inhibiteurs de la
glycuronidation
Le métabolisme du fébuxostat dépend des enzymes Uridine
Glucuronyl Transférase (UGT). Les médicaments qui inhibent la glycuronidation,
tels les anti-inflammatoires non stéroïdiens et le probénécide, pourraient
théoriquement affecter l'élimination du fébuxostat. Chez des volontaires sains,
l'administration concomitante de fébuxostat et de naproxène 250 mg deux fois par
jour a été associée à une augmentation de l'exposition au fébuxostat (Cmax
28%, ASC 41% et t1/2 26%). Au cours des études cliniques,
l'administration de naproxène ou d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens
ou inhibiteurs de la Cox 2 n'a pas été associée à une augmentation cliniquement
significative des événements indésirables.
Le fébuxostat peut être administré de façon concomitante avec le naproxène sans qu'une adaptation de la posologie du fébuxostat ou du naproxène ne soit nécessaire.
Inducteurs de la glycuronidation
Les inducteurs puissants des enzymes UGT peuvent accroître
le métabolisme et diminuer l'efficacité du fébuxostat. Un contrôle de
l'uricémie est donc recommandé une à deux semaines après le début d'un
traitement par un inducteur puissant de la glycuronidation. A l'inverse,
l'arrêt du traitement par un inducteur pourrait se traduire par une
augmentation de la concentration plasmatique du fébuxostat.
Colchicine/indométacine/hydrochlorothiazide/warfarine
Le fébuxostat peut être administré de façon concomitante
avec la colchicine ou l'indométacine sans adaptation de la dose de l'une ou
l'autre des substances actives.
Aucune adaptation posologique du fébuxostat n'est nécessaire en cas d'administration concomitante d'hydrochlorothiazide.
Aucune adaptation posologique de la warfarine n'est nécessaire en cas d'administration concomitante avec le fébuxostat. L'administration concomitante de fébuxostat (80 mg ou 120 mg en une prise par jour) et de warfarine n'a pas montré d'effet sur la pharmacocinétique de la warfarine chez des sujets sains. L'INR et l'activité du facteur VII n'ont pas non plus été affectés par la co-administration de fébuxostat.
Désipramine/substrats du CYP2D6
Le fébuxostat exerce un léger effet inhibiteur du CYP2D6 in
vitro. Lors d'une étude chez le volontaire sain, l'administration de 120 mg
d'ADENURIC une fois par jour a conduit à une augmentation moyenne de 22% de
l'ASC de la désipramine, substrat du CYP2D6, témoignant d'un faible effet
inhibiteur potentiel du fébuxostat sur le CYP2D6 in vivo.
L'administration concomitante de fébuxostat avec d'autres substrats du CYP2D6
ne devrait donc pas nécessiter d'adaptation de la posologie de ces produits.
Antiacides
La prise concomitante d'un antiacide contenant des
hydroxydes de magnésium et d'aluminium a retardé l'absorption du fébuxostat
(d'environ une heure) et a induit une diminution de 32% de la Cmax,
mais sans modification significative de l'ASC. Le fébuxostat peut donc être
administré sans tenir compte de la prise concomitante d'un anti-acide.
Posologie
Goutte : La dose recommandée d'ADENURIC est de 80 mg une fois par jour, administrée par voie orale, pendant ou en dehors des repas. Si l'uricémie est > 6 mg/dL (357 µmol/L) après deux à quatre semaines de traitement, l‘administration d'ADENURIC 120 mg une fois par jour peut être envisagée.
L'action d'ADENURIC est suffisamment rapide pour permettre un nouveau dosage de l'uricémie après deux semaines de traitement. L'objectif thérapeutique est la diminution et le maintien de l'uricémie au-dessous de 6 mg/dL (357μmol/L).
Un traitement préventif des crises de goutte est recommandé pendant au moins six mois (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Syndrome de Lyse Tumorale : La dose recommandée d'ADENURIC est de 120 mg une fois par jour, administrée par voie orale, pendant ou en dehors des repas.
ADENURIC doit être commencé deux jours avant le début du traitement cytotoxique et poursuivi pour une durée minimum de 7 jours; cependant le traitement peut être prolongé jusqu'à 9 jours selon la durée de la chimiothérapie en fonction de la clinique.
Sujet âgé
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les
patients âgés (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Insuffisance rénale
L'efficacité et la tolérance n'ont pas été totalement
évaluées chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance
de la créatinine < 30 mL/min) (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée.
Insuffisance hépatique
L'efficacité et la tolérance du fébuxostat n'ont pas été
étudiées chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe
C de Child Pugh).
Goutte : La dose recommandée est de 80 mg chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère. L'expérience clinique est limitée chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée.
Syndrome de Lyse Tumorale : Dans l'étude pivot de phase III (FLORENCE) seuls les sujets insuffisants hépatiques sévères ont été exclus de l'étude. Aucun ajustement de dose n'a été nécessaire pour les patients participant à l'étude sur la base de leur fonction hépatique.
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité d'ADENURIC chez les enfants de
moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.
Voie orale.
ADENURIC doit être pris par voie orale et peut être pris au cours ou en dehors des repas.
Durée de conservation :
3 ans.
Précautions particulières de conservation :
Pas de précautions particulières de conservation.
Sans objet.
Le traitement d'un surdosage doit être symptomatique et comporter des mesures de soutien.
Classe pharmacothérapeutique : Uricosurique, inhibiteurs de la synthèse d'acide urique, code ATC : M04AA03
Mécanisme d'action
L'acide urique est le produit final du métabolisme des purines chez l'homme et résulte de la cascade hypoxanthine ? xanthine ? acide urique. Ces deux étapes sont catalysées par la xanthine oxydase (XO). Le fébuxostat est un dérivé 2-arylthiazole qui exerce son effet thérapeutique de diminution de l'uricémie en inhibant sélectivement la XO. Le fébuxostat est un inhibiteur non purinique puissant et sélectif de la XO (NP-SIXO). In vitro, sa constante d'inhibition Kiest inférieure à une nanomole. fébuxostat inhibe de façon puissante les formes oxydée et réduite de la XO. Aux concentrations thérapeutiques, le fébuxostat n'inhibe pas les autres enzymes intervenant dans le métabolisme des purines ou des pyrimidines (guanine désaminase, hypoxanthine guanine phosphoribosyltransférase,orotate phosphoribosyltransférase, orotidine monophosphate décarboxylase ou purine nucléoside phosphorylase).
Efficacité et sécurité cliniques
Goutte
L'efficacité
d'ADENURIC a été démontrée au cours de trois études pivots de phase 3
(les deux études pivots APEX et FACT et l'étude additionnelle CONFIRMS
décrites ci-dessous) menées chez 4101 patients présentant une
hyperuricémie et une goutte. Dans chacune des études pivots de phase 3,
ADENURIC a démontré sa supériorité vis à vis de l'allopurinol pour
diminuer et maintenir l'uricémie. Le critère principal d'efficacité au
cours des études APEX et FACT était la proportion des patients
présentant une uricémie < 6,0 mg/dL (357 µmol/L) au cours des 3
dernières mesures mensuelles. Au cours de l'étude additionnelle de
phase III CONFIRMS, dont les résultats ont été obtenus après l'octroi
de l'autorisation de mise sur le marché, le critère principal
d'efficacité était la proportion de patients présentant une uricémie
< 6,0 mg/dL à la dernière visite. Aucun patient ayant reçu une
greffe d'organe n'a été inclus dans ces études (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Étude APEX : L'étude APEX (Allopurinol and Placebo-Controlled Efficacy Study of Febuxostat) est une étude de phase 3 multicentrique randomisée, menée en double insu, d'une durée de 28 semaines contrôlée contre placebo et allopurinol. Mille soixante-douze (1072) patients ont été randomisés dans les groupes suivants : placebo (n=134), ADENURIC 80 mg une fois par jour (n=267), ADENURIC 120 mg une fois par jour (n=269), ADENURIC 240 mg une fois par jour (n=134) ou allopurinol (300 mg une fois par jour [n=258] chez les patients dont la créatinémie initiale était ≤ 1,5 mg/dL ou 100 mg une fois par jour [n=10] chez ceux dont la créatinémie initiale était > 1,5 mg/dL et ≤ 2,0 mg/dL). La dose de 240 mg de fébuxostat (deux fois la plus forte dose recommandée) a été étudiée pour évaluer la tolérance.
L'étude APEX a démontré la supériorité statistiquement significative d'ADENURIC 80 mg une fois par jour et d'ADENURIC 120 mg une fois par jour par rapport à l'allopurinol administré aux doses conventionnelles de 300 mg (n = 258) /100 mg (n = 10) sur la diminution de l'uricémie en dessous du seuil de 6 mg/dL (357 µmol/L) (voir tableau 2 et figure 1).
Étude FACT : L'étude FACT (Febuxostat Allopurinol Controlled Trial) est une étude de phase 3 multicentrique randomisée, menée en double insu, d'une durée de 52 semaines, contrôlée contre allopurinol. Sept cent soixante (760) patients ont été randomisés dans les groupes suivants : ADENURIC 80 mg une fois par jour (n=256), ADENURIC 120 mg une fois par jour (n=251) et allopurinol 300 mg une fois par jour (n=253).
L'étude FACT a montré la supériorité statistiquement significative d'ADENURIC 80 mg une fois par jour et d'ADENURIC 120 mg une fois par jour par rapport à l'allopurinol administré à la dose conventionnelle de 300 mg sur la réduction et le maintien de l'uricémie au-dessous du seuil de6 mg/dL (357 µmol/L).
Le tableau 2 résume les résultats sur le critère principal d'efficacité.
Tableau 2
Proportion des patients présentant une uricémie < 6,0 mg/dL (357 µmol/L) Au cours des trois dernières visites mensuelles
| Étude | ADENURIC 80 mg 1x/jour | ADENURIC 120 mg 1x/jour | Allopurinol 300/ 100 mg 1x/jour1 |
| APEX | 48% * | 65% *, # | 22% |
| (28 semaines) | (n=262) | (n=269) | (n=268) |
| FACT | 53%* | 62%* | 21% |
| (52 semaines) | (n=255) | (n=250) | (n=251) |
| Résultats | 51%* | 63%*, # | 22% |
| regroupés | (n=517) | (n=519) | (n=519) |
(n= 10, créatininémie > 1,5 et ≤ 2,0 mg/dL) ou 300 mg une fois par jour
(n=509) ont été regroupés pour les analyses.
* p < 0,001 vs allopurinol, # p < 0,001 vs 80 mg
La diminution de l'uricémie sous l'effet d'ADENURIC a été rapide et persistante. Une réduction de l'uricémie sous le seuil de 6,0 mg/dL (357 µmol/L) a été notée dès la visite en semaine 2 et s'est maintenue pendant toute la durée du traitement. La figure 1 présente l'évolution de l'uricémie moyenne au cours du temps dans chaque groupe de traitement au cours des deux études pivots de phase 3.
Figure 1 Uricémie moyenne des études pivots de phase 3 (résultats combinés)
Note
: 509 patients ont reçu l'allopurinol à raison de 300 mg 1x/jour ; 10
patients dont la créatininémie était > 1,5 et ≤ 2.0 mg/dL ont reçu
100 mg 1x/jour (10 patients sur 268 dans l'étude APEX).
La
dose de 240 mg a été utilisée pour évaluer la tolérance du fébuxostat à
une dose deux fois supérieure à la dose maximale recommandée).
Etude
CONFIRMS : l'étude CONFIRMS est une étude de phase 3, randomisée,
contrôlée, d'une durée de 26 semaines dont l'objectif était d'évaluer
la tolérance et l'efficacité du fébuxostat 40 et 80 mg comparativement
à l'allopurinol 300 ou 200 mg chez des patients atteints de goutte et
présentant une hyperuricémie. 2 269 patients ont été randomisés :
groupe ADENURIC 40 mg une fois par jour (n = 757), groupe ADENURIC 80
mg une fois par jour (n = 756), groupe allopurinol 300/200 mg une fois
par jour (n = 756). Au moins 65% des patients avaient une insuffisance
rénale légère (clairance de la créatinine comprise entre 30 et 89
mL/min). Une prophylaxie des crises de goutte était obligatoire pendant
les 26 semaines de traitement.
La
proportion de patients avec une uricémie < 6 mg/dL (357 µmol/L) à la
dernière visite était de 45% dans le groupe fébuxostat 40 mg, 67% dans
le groupe fébuxostat 80 mg et 42% dans le groupe allopurinol 300/200 mg.
Critère principal dans le sous-groupe des patients insuffisants rénaux
L'étude
APEX a évalué l'efficacité chez 40 patients insuffisants rénaux
(définie par une créatininémie initiale > 1,5 mg/dl et ≤ 2,0 mg/dl).
Chez les insuffisants rénaux randomisés dans le groupe allopurinol, la
dose a été limitée à 100 mg une fois par jour. Le critère principal
d'efficacité a été atteint sous ADENURIC chez 44% (80 mg une fois par
jour), 45% (120 mg une fois par jour) et 60% (240 mg une fois par jour)
des patients contre 0% des patients inclus dans le groupe allopurinol
100 mg une fois par jour et dans le groupe placebo.
La diminution de l'uricémie en pourcentage n'a pas différé de façon cliniquement significative en fonction de l'état de la fonction rénale (58% dans le groupe fonction rénale normale et 55% dans le groupe dysfonction rénale sévère).
Une analyse, définie de façon prospective dans l'étude CONFIRMS, effectuée chez les patients atteints de goutte présentant une insuffisance rénale légère à modérée (65% des patients étudiés) a montré que le fébuxostat était significativement plus efficace que l'allopurinol 300/200 mg pour abaisser l'uricémie en deçà de 6 mg/dL.
Critère principal dans le sous-groupe des patients présentant une uricémie ≥ 10 mg/dL
L'uricémie
initiale était ≥ 10 mg/dL chez environ 40% des patients inclus dans les
études APEX et FACT (considérées simultanément). Dans ce sous-groupe,
le critère principal d'efficacité (uricémie < 6,0 mg/dL aux 3
dernières visites) a été atteint sous ADENURIC chez 41% (80 mg une fois
par jour), 48% (120 mg une fois par jour) et 66% (240 mg une fois par
jour) des patients contre 9% des patients inclus dans le groupes
allopurinol 300 mg/100 mg une fois par jour et 0% dans le groupe
placebo.
Au cours de l'étude CONFIRMS, la proportion de patients ayant atteint le critère principal d'efficacité (uricémie < 6 mg/dL à la dernière visite) parmi ceux ayant une uricémie initiale ≥ 10 mg/dL était de 27% (66/249) chez les patients traités par fébuxostat 40 mg une fois par jour, 49% (125/254) chez les patients traités par fébuxostat 80 mg une fois par jour et 31% (72/230) chez les patients traités par allopurinol 300/200 mg.
Critères cliniques : proportion de patients ayant nécessité un traitement de la crise de goutte
Etude
APEX : au cours de la période de prophylaxie de 8 semaines, une
proportion plus importante de sujets du groupe fébuxostat 120 mg (36%)
a nécessité un traitement de la crise de goutte comparativement aux
groupes fébuxostat 80 mg (22%), allopurinol 300 mg (23%) et placebo
(20%). Les crises ont augmenté après la période de prophylaxie puis ont
diminué graduellement au cours du temps. Entre 46% et 55% des sujets
ont reçu un traitement de la crise de goutte de la semaine 8 à la
semaine 28. Les crises de goutte survenues durant les 4 dernières
semaines de l'étude (semaine 24 - semaine 28) ont été observées chez
15% des sujets du groupe fébuxostat 80/120 mg, 14% des sujets du groupe
allopurinol 300 mg et 20% des sujets du groupe placebo.
Etude FACT : au cours de la période de prophylaxie de 8 semaines, une proportion plus importante de sujets du groupe fébuxostat 120 mg (36%) a nécessité un traitement de la crise de goutte comparativement aux groupes fébuxostat 80 mg (22%) et allopurinol 300 mg (21%). Après la période de prophylaxie de 8 semaines, l'incidence des crises a augmenté puis a graduellement diminué au cours du temps (64% et 70% des sujets ont reçu un traitement de la crise de goutte de la semaine 8 à la semaine 52). Les crises de goutte survenues durant les 4 dernières semaines de l'étude (semaine 49 - semaine 52) ont été observées chez 6 à 8% des sujets du groupe fébuxostat 80/120 mg et 11% des sujets du groupe allopurinol 300 mg.
La proportion des sujets ayant nécessité un traitement de la crise de goutte (études APEX et FACT) a été numériquement plus faible dans les groupes où l'uricémie moyenne après l'entrée dans l'étude avait été < 6,0 mg/dL, < 5,0 mg/dL ou < 4,0 mg/dL que dans le groupe où elle avait été ≥ 6,0 mg/dL au cours des 32 dernières semaines de traitement (intervalles semaine 20 - semaine 24 à semaines 49 - 52).
Au cours de l'étude CONFIRMS, les proportions de patients ayant nécessité un traitement de la crise de goutte (du 1er jour au 6ème mois) étaient de 31% et 25% respectivement dans le groupe fébuxostat 80 mg et le groupe allopurinol. Aucune différence n'a été observée entre la proportion de patients ayant nécessité un traitement de la crise de goutte entre le groupe fébuxostat 80 mg et le groupe fébuxostat 40 mg.
Etudes d'extension en ouvert à long terme
Etude
EXCEL (C02-021) : l'étude EXCEL était une étude d'extension de phase 3,
d'une durée de 3 ans, effectuée en ouvert, multicentrique, randomisée,
contrôlée contre allopurinol, évaluant la tolérance chez les patients
qui avaient terminé les études pivots de phase 3 (APEX ou FACT). Au
total 1 086 patients ont été inclus : groupe ADENURIC 80 mg une fois
par jour (n = 649), groupe ADENURIC 120 mg une fois par jour (n = 292)
et groupe allopurinol 300/100 mg une fois par jour (n = 145). Environ
69% des patients n'ont pas nécessité de modification de leur traitement
pour parvenir à un traitement final stable. Les patients ayant 3
mesures d'uricémie consécutives > 6 mg/dL ont été sortis de l'étude.
Les niveaux d'uricémie se sont maintenus au cours du temps (91% et 93%
respectivement des patients traités par fébuxostat 80 mg et 120 mg
avaient une uricémie < 6 mg/dL à 36 mois).
Les données recueillies pendant 3 ans ont montré une diminution de l'incidence des crises de goutte, un traitement pour une crise de goutte s'étant avéré nécessaire chez moins de 4% des patients (plus de 96% des patients n'ont pas été traités pour une crise de goutte) entre les 16ème et 24ème mois et entre les 30ème et 36ème mois.
Respectivement 46 et 38% des patients ayant un traitement final stable par fébuxostat 80 ou 120 mg une fois par jour ont eu une résolution complète du premier tophus palpable entre la visite initiale et la dernière visite.
L'étude TMX-01-005 (FOCUS) était une étude d'extension de phase 2 d'une durée de 5 ans, en ouvert, multicentrique, évaluant la tolérance chez les patients qui avaient terminé les 4 semaines de traitement par fébuxostat en double aveugle de l'étude de détermination de doses TMX-00-004. 116 patients ont été inclus et ont été traités par fébuxostat 80 mg une fois par jour. 62% des patients n'ont pas nécessité d'ajustement de la posologie pour maintenir une uricémie < 6 mg/dL et 38% des patients ont nécessité une adaptation de la posologie avant d'atteindre un traitement final stable.
La proportion de patients avec une uricémie < 6 mg/dL (357 µmol/L) à la dernière visite était supérieure à 80% (de 81 à 100%) pour chacune des doses de fébuxostat.
Au cours des études cliniques de phase 3, de légères anomalies du bilan hépatique ont été enregistrées chez des patients (5,0%) traités par le fébuxostat. Ce pourcentage a été similaire à celui rapporté avec l'allopurinol (4,2%) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). Au cours des études d'extension ouvertes à long terme, une augmentation du taux de TSH (>5,5 µUI/mL) a été constatée chez des patients traités au long cours par le fébuxostat (5,5%) et par l'allopurinol (5,8%) (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Étude après commercialisation à long terme
L'étude
CARES est une étude clinique multicentrique, randomisée, en double
aveugle, de non infériorité qui a comparé l'impact cardiovasculaire du
fébuxostat versus allopurinol chez des patients atteints de goutte et
ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire sévère incluant
infarctus du myocarde, hospitalisation pour angor instable, procédure
de revascularisation coronaire ou cérébrale, AVC, hospitalisation pour
accident ischémique transitoire, maladie vasculaire périphérique, ou
diabète avec complications microvasculaires ou macrovasculaires. Pour
atteindre une uricémie inférieure à 6 mg/dL, la dose de fébuxostat a
été ajustée de 40 mg à 80 mg (sans prendre en compte la fonction
rénale) et la dose d'allopurinol a été ajustée par paliers de 100 mg de
300 à 600 mg chez les patients ayant une fonction rénale normale ou une
insuffisance rénale légère et de 200 mg à 400 mg chez les patients avec
une insuffisance rénale modérée.
Le
critère de jugement principal de l'étude CARES a été la première
survenue du critère composite "Événements cardiovasculaires majeurs"
(MACE) regroupant infarctus non mortels, AVC non mortels, décès
cardiovasculaires, angor instable avec revascularisation coronarienne
en urgence.
Les
critères de jugement (principal et secondaires) ont été analysés en
intention de traiter (ITT) en incluant tous les sujets ayant été
randomisés et ayant reçu au moins une dose du médicament en double
aveugle.
Globalement,
56,6% des patients ont interrompu leur traitement prématurément et 45%
des patients ne se sont pas présentés à l'ensemble des visites de
l'essai clinique.
Au
total, 6190 patients ont été suivis avec une durée médiane de 32 mois,
et la durée médiane d'exposition a été de 728 jours pour les patients
dans le groupe fébuxostat (n = 3098) et de 719 jours dans le groupe
allopurinol (n = 3092).
Le
critère de jugement principal MACE est survenu à un taux semblable dans
les groupes fébuxostat et allopurinol (respectivement 10,8% vs 10,4%;
HR 1,03 ; intervalle de confiance bilatéral à 95% [IC] 0,89-1,21).
Dans
l'analyse des composantes individuelles du critère MACE, le taux de
décès cardiovasculaire a été supérieur avec le fébuxostat qu'avec
l'allopurinol (4,3% vs 3,2%; HR 1,34 ; IC 95% 1,03-1,73). Les taux des
autres évènements MACE ont été similaires dans les groupes fébuxostat
et allopurinol, c'est-à-dire pour les infarctus du myocarde non mortels
(3,6% vs 3,8% ; HR 0,93 ; IC 95% 0,72-1,21), AVC non mortels (2,3% vs
2,3%; HR 1,01 ; IC 95% 0,73-1,41) et la revascularisation en urgence
suite à un angor instable (1,6% vs 1,8%; HR 0,86 ; IC 95% 0,59-1,26).
Le taux de décès toutes causes confondues a été aussi supérieur avec le
fébuxostat versus allopurinol (7,8% vs 6,4%; HR 1,22 ; IC 95%
1,01-1,47), du fait principalement du taux supérieur de décès
cardiovasculaires dans le groupe fébuxostat (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Les
taux d'hospitalisations attribuées à une insuffisance cardiaque,
d'admissions hospitalières pour arythmie non associées à une ischémie,
d'évènements thromboemboliques veineux et d'hospitalisations pour
accident ischémique transitoire ont été comparables avec le fébuxostat
et l'allopurinol.
L'étude
FAST est une étude prospective, randomisée, en ouvert, en aveugle, qui
a comparé le profil de tolérance cardiovasculaire (CV) du fébuxostat
versus allopurinol chez des patients atteints d'hyperuricémie chronique
(dans les cas où un dépôt d'urate s'est déjà produit) et avec des
facteurs de risque CV (c'est-à-dire des patients âgés de 60 ans ou plus
et présentant au moins un autre facteur de risque CV). Les patients
éligibles ont reçu un traitement par allopurinol avant leur
randomisation et des ajustements de dose ont été effectués si besoin,
selon le jugement clinique, les recommandations EULAR et la posologie
approuvée par l'AMM. A la fin de la phase d'introduction de
l'allopurinol, les patients avec un taux sérique d'acide urique <
0,36 mmol/L (< 6 mg/dL) ou recevant la dose maximale tolérée ou la
dose maximale autorisée d'allopurinol ont été randomisés dans un
rapport 1:1 afin de recevoir un traitement par fébuxostat, ou par
allopurinol. Le critère de jugement principal de l'étude FAST était le
délai d'apparition de la première survenue d'évènements inclus dans le
critère composite «
Antiplatelet Trialists Collaborative » (APTC) qui incluait : i)
hospitalisation pour infarctus du myocarde non-fatal/marqueur
biologique positif du syndrome coronaire aigu (SCA) ; ii) AVC non-
fatal ; iii) mortalité due à un évènement CV. L'analyse primaire s'est
basée sur une approche « en traitement reçu » (on-treatment (OT)).
Au total, 6128 patients ont été randomisés, 3063 avec le fébuxostat et 3065 avec l'allopurinol.
Dans
l'analyse primaire OT, le fébuxostat était non inférieur à
l'allopurinol sur l'incidence du critère de jugement principal, qui est
survenu chez 172 patients (1,72/100 patients-années) sous fébuxostat
comparé au 241 patients (2,05/100 patients-années) sous allopurinol,
avec un HR ajusté de 0,85 (IC 95% : 0,70-1,03), p<0,001. L'analyse
OT du critère de jugement principal dans le sous-groupe des patients
avec des antécédents d'IDM, d'AVC ou de SCA n'a pas montré de
différence significative entre les groupes de traitement : il y a eu 65
(9,5%) patients avec des évènements dans le groupe fébuxostat et 83
(11,8%) patients avec des évènements dans le groupe allopurinol ; HR
ajusté 1,02 (IC 95% : 0,74-1,42) ; p=0,202.
Le
traitement par le fébuxostat n'a pas été associé à une augmentation de
la mortalité CV ou de la mortalité toute cause, globalement ou dans les
sous-groupes de patients avec un antécédent d'IDM, d'AVC ou de SCA. Au
final, il y a eu moins de décès dans le groupe fébuxostat (62 décès
d'origine CV et 108 décès toute cause), que dans le groupe allopurinol
(82 décès d'origine CV et 174 décès toute cause).
Il
y a eu une plus grande réduction du taux d'acide urique sous traitement
avec fébuxostat comparé au traitement avec allopurinol.
Syndrome de Lyse Tumorale
L'efficacité
et la sécurité d'ADENURIC dans la prévention et le traitement du
Syndrome de Lyse Tumorale a été évaluée dans l'étude FLORENCE (FLO-01).
ADENURIC a montré une activité supérieure et abaisse l'uricémie plus
rapidement que l'allopurinol.
FLORENCE
était une étude pivot de phase III, randomisée (1 :1), en double
aveugle, comparant ADENURIC 120 mg une prise par jour à l'allopurinol
200 à 600 mg par jour (dose quotidienne moyenne d'allopurinol [± écart
type] : 349.7±112.9 mg), sur le contrôle du taux sérique d'acide
urique. Les patients éligibles devaient être candidats pour le
traitement par allopurinol ou ne pas avoir accès au rasburicase. Les
critères d'évaluation primaire étaient l'aire sous la courbe
représentant l'acide urique sérique (AUCsUA1-8) et la variation du taux de la créatinine sérique (sC) entre l'état initial et le 8ème jour.
Au
total, 346 patients présentant une hémopathie maligne traités par
chimiothérapie et ayant un risque intermédiaire ou élevé de Syndrome de
Lyse Tumorale ont été inclus. L'AUCsUA1-8
moyenne (mgxh/dl) était significativement inférieure avec ADENURIC
(514.0±225.71 vs 708.0±234.42 ; différence par la méthode des moindres
carrés : -196.794 [intervalle de confiance à 95% : -238.600 ;- 154.988]
; p<.0001). De plus, le taux sérique moyen d'acide urique a
significativement diminué avec ADENURIC dès les premières 24 heures de
traitement et ultérieurement. Pas de différence significative de la
moyenne de l'évolution de la créatininémie (%) entre ADENURIC et
l'allopurinol (-0.83±26.98 vs -4.92±16.70 respectivement ; différence
par la méthode des moindres carrés : 4.0970 [intervalle de confiance à
95% : -0.6467 ; 8.8406] ; p=0.0903). En ce qui concerne le critère
d'évaluation secondaire, il n'y a pas de différence significative
détectée en terme d'incidence de TLS biologique (8.1% et 9.2% dans le
bras ADENURIC et allopurinol, respectivement ; risque relatif : 0.875
[intervalle de confiance à 95% : 0.4408 ; 1.7369] ; p=0.8488) ni pour
le TLS clinique (1.7% et 1.2% dans le bras ADENURIC et allopurinol
respectivement, risque relatif : 0.994 [intervalle de confiance à 95% :
0.9691 ; 1.0199] ; p=1.0000). L'incidence globale des signes émergents
et des symptômes et des effets indésirables étaient de 67.6% vs 64.7%
et 6.4% vs 6.4% avec ADENURIC et l'allopurinol respectivement. Dans
l'étude FLORENCE, ADENURIC a démontré un contrôle supérieur du taux
d'acide urique sérique par rapport à l'allopurinol chez les patients
sous ce dernier médicament. Aucune donnée comparant ADENURIC et
rasburicase n'est actuellement disponible.
L'efficacité
et la sécurité du fébuxostat n'ont pas été établies chez les patients
présentant un syndrome de lyse tumoral aigu sévère, par exemple, en
échec d'un autre traitement hypo-uricémiant.
Chez des sujets en bonne santé, la concentration plasmatique maximale (Cmax) et l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps (ASC) du fébuxostat ont augmenté de façon dose-dépendante à la suite de l'administration de doses uniques et répétées de 10 à 120 mg. L'ASC a augmenté de façon plus que proportionnelle pour des doses de fébuxostat allant de 120 à 300 mg. Aucune accumulation notable n'a été observée lors de l'administration de 10 à 240 mg toutes les 24 heures. La demi-vie terminale d'élimination apparente moyenne du fébuxostat (t1/2) est d'environ 5 à 8 heures.
Des analyses pharmacocinétiques/pharmacodynamiques de population ont été menées chez 211 patients présentant une hyperuricémie et une goutte, qui ont été traités par ADENURIC 40 à 240 mg une fois par jour. En règle générale, les paramètres pharmacocinétiques du fébuxostat estimés par ces analyses ont été similaires à ceux déterminés chez les sujets sains, indiquant que ces derniers sont représentatifs pour l'évaluation pharmacocinétique/ pharmacodynamique chez les patients atteints de goutte.
Absorption
L'absorption du fébuxostat est rapide (tmax =
1,0 - 1 ,5 h) et élevée (au moins 84%). Après des doses orales uniques ou
répétées de 80 et 120 mg une fois par jour, la Cmax est
respectivement d'environ 2,8-3,2 µg/mL et 5,0-5,3 µg/mL. La biodisponibilité
absolue de la formulation comprimé du fébuxostat n'a pas été étudiée.
A la suite de doses orales répétées de 80 mg une fois par jour ou d'une dose unique de 120 mg avec un repas riche en lipide, la Cmax a diminué de respectivement 49% et 38% et l'ASC de 18% et 16%. Aucune modification cliniquement significative du pourcentage de diminution de l'uricémie n'a été cependant observée quand ce paramètre a été mesuré (doses répétées de 80 mg). ADENURIC peut donc être pris conjointement ou non avec une prise alimentaire.
Distribution
Le volume apparent de distribution à l'état d'équilibre (Vss/F)
du fébuxostat est de 29 à 75 l après des doses orales de 10 à 300 mg. La
liaison du fébuxostat aux protéines plasmatiques est d'environ 99,2%
(principalement à l'albumine) et est constante avec les concentrations obtenues
avec les doses de 80 et 120 mg. La liaison des métabolites actifs aux protéines
plasmatiques est d'environ 82% à 91%.
Biotransformation
Le fébuxostat est fortement métabolisé par conjugaison via
le système enzymatique diphosphate glucuronosyltransférase (UDPGT) et par
oxydation via le cytochrome P450 (CYP). Quatre métabolites hydroxylés
pharmacologiquement actifs ont été identifiés, dont trois ont été décelés dans
le plasma chez l'homme. Des études in vitro sur microsomes hépatiques
humains ont montré que ces métabolites oxydatifs étaient principalement formés
par CYP1A1, CYP1A2, CYP2C8 ou CYP2C9 et que le glycuronide du fébuxostat était
principalement formé par UGT 1A1, 1A8 et 1A9.
Élimination
Le fébuxostat est éliminé par voies hépatique et rénale.
Après administration par voie orale d'une dose de 80 mg de fébuxostat marqué au
14C, environ 49% de la dose a été retrouvée dans l'urine sous forme
de fébuxostat inchangé (3%), d'acyl glycuronide de la substance active (30%),
de ses métabolites oxydatifs connus et de leurs dérivés conjugués (13%) et
d'autres métabolites inconnus (3%). En dehors de l'excrétion urinaire, près de
45% de la dose a été retrouvée dans les fèces sous forme de fébuxostat inchangé
(12%), d'acyl glycuronide de la substance active (1%), de ses métabolites
oxydatifs connus et de leurs dérivés conjugués (25%) et d'autres métabolites
inconnus (7%).
Insuffisance rénale
Après administration de doses répétées de 80 mg d'ADENURIC,
la Cmax du fébuxostat n'est pas différente entre les patients
présentant une insuffisance rénale légère, modérée ou sévère par rapport à des
sujets à fonction rénale normale. L'ASC moyenne totale du fébuxostat a été
environ 1,8 fois plus élevée chez les patients présentant une dysfonction
rénale sévère que chez les sujets à fonction rénale normale (13,2 g.h/mL contre 7,5 gh/mL). La Cmax
et l'ASC des métabolites actifs ont été respectivement deux et quatre fois plus
élevées. Aucune adaptation de la posologie n'est cependant nécessaire chez les
patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée.
Insuffisance hépatique
Après administration de doses répétées de 80 mg d'ADENURIC,
la Cmax et l'ASC du fébuxostat et de ses métabolites ne sont
significativement différents entre les patients présentant une insuffisance
hépatique légère (classe A de Child-Pugh) ou modérée (classe B de Child-Pugh)
par rapport à des sujets à fonction hépatique normale. Aucune étude n'a été
menée chez des patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C
de Child-Pugh).
Age
Après administration répétée d'ADENURIC par voie orale,
aucune différence significative de l'ASC du fébuxostat n'a été observée entre
des sujets âgés et des sujets sains plus jeunes.
Sexe
Après administration répétée d'ADENURIC par voie orale, la
Cmax et l'ASC du fébuxostat ont été plus élevées de respectivement
24% et 12% chez les femmes que chez les hommes. La Cmax et l'ASC
corrigées en fonction du poids ont été cependant similaires entre les sujets
des deux sexes. Aucune adaptation de la dose en fonction du sexe n'est
nécessaire.
Somnolence, sensations vertigineuses, paresthésies et vision floue ont été rapportés au cours du traitement par fébuxostat. Les patients doivent être prudents avant de conduire des véhicules, d'utiliser des machines ou de participer à des activités dangereuses tant qu'ils ne sont pas assurés qu'ADENURIC ne nuit pas à leurs performances.
Les effets observés lors des études précliniques sont
généralement survenus à des expositions supérieures à l'exposition maximale
chez l'homme.
La modélisation pharmacocinétique et les données de
simulation chez le rat suggèrent que, en cas de co-administration avec le
fébuxostat, la dose clinique de mercaptopurine/azathioprine doit être réduite à
20 % ou moins de la dose préalablement prescrite afin d'éviter d'éventuels
effets hématologiques (voir les rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Cancérogenèse, mutagenèse, altération de la
fertilité
Chez le rat mâle, une augmentation statistiquement
significative des tumeurs de la vessie (papillomes et carcinomes à cellules
transitionnelles) n'a été observée qu'en association à des calculs de xanthine
dans le groupe recevant une dose élevée (environ 11 fois l'exposition humaine).
Aucune augmentation significative d'un autre type de tumeur n'a été observée
chez la souris et le rat mâle ou femelle. Ces observations sont considérées
comme une conséquence d'une composition de l'urine et d'un métabolisme des
purines spécifiques à l'espèce et comme dépourvues de signification en
clinique.
Une batterie standard de tests de génotoxicité n'a révélé aucun effet génotoxique biologiquement pertinent du fébuxostat.
Le fébuxostat à des doses orales allant jusqu'à 48 mg/jour n'a montré aucun effet sur la fertilité et la capacité de reproduction chez le rat mâle ou femelle.
Aucun signe d'altération de la fertilité, d'effet tératogène ou d'effet délétère sur le foetus lié au fébuxostat n'a été observé. Une toxicité maternelle a été observée aux doses élevées, accompagnée d'une réduction de l'indice de sevrage et du développement des petits chez le rat à une exposition d'environ 4,3 fois celle observée chez l'homme. Des études de tératogenèse menées chez la rate gestante à une exposition équivalente à environ 4,3 fois l'exposition humaine et chez la lapine gestante à une exposition d'environ 13 fois celle-ci n'ont révélé aucun effet tératogène.
Pas d'exigences particulières.
Liste I
Comprimé pelliculé (comprimé)
Comprimé pelliculé jaune pâle à jaune en forme de gélule
avec la gravure « 120 » sur une face.
Plaquette
transparente (Aclar/PVC/Aluminium) de 14 comprimés. ADENURIC 120 mg est
présenté en boîte de 28 comprimés pelliculés.
Chaque comprimé contient 120 mg de fébuxostat.
Excipients à effet notoire : Chaque comprimé contient 114,75 mg de lactose (sous forme monohydratée).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique Liste des excipients.
Noyau du comprimé
Lactose monohydraté
Cellulose microcristalline
Stéarate de magnésium
Hydroxypropylcellulose
Croscarmellose sodique
Silice colloïdale hydratée
Pelliculage du comprimé
Opadry II, jaune 85F42129 contenant :
Polyvinylalcool
Dioxyde de titane (E171)
Macrogol 3350
Talc
Oxyde de fer jaune (E172)