Grèce-Europe : la donne n’a pas changé

Un référendum pour rien

Publié le 09/07/2015

On peut, comme Henri Guaino, regretter que les Grecs paient si cher leur appartenance à un système qu’il réprouve. Mais de même qu’ils ont voté « non » dimanche dernier, de même ils ont adhéré à la zone euro il y a quelque quinze ans avec enthousiasme et en ont largement profité. On peut, comme Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge, regretter que l’Europe n’ait pas atteint ce statut fédéral qui lui aurait permis de secourir la Grèce par un simple effort budgétaire. Mais il y a une crise urgente et il faut la résoudre. Le référendum, dans ces conditions, n’a servi à rien.

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