Les spécialités Noctran® et Mépronizine® seront retirées du marché respectivement le 27 octobre 2011 et le 10 janvier 2012. Noctran® (clorazépate dipotassique, acépromazine, acéprométazine) et Mépronizine® (méprobamate, acéprométazine) sont accusés d’augmenter les risques de coma, de chute, d’état confusionnel et de dyskinésies, et à un risque de décès en cas de surdosage. En retirant ces spécialités, l’Afssaps espère prévenir les risques de chute et de troubles de la mémoire, en particulier chez les personnes âgées. Afin de réaliser l’arrêt dans de bonnes conditions, il est nécessaire de prévoir une consultation pour la réévaluation du diagnostic d’insomnie, de son retentissement sur l’état de veille, ainsi que la recherche d’une étiologie sous-jacente somatique ou psychiatrique. L’arrêt doit toujours être progressif, particulièrement chez les utilisateurs au long cours.
Le rythme de réduction de la posologie est à moduler à la situation de chaque patient. La dose est
diminuée par demi-comprimé en respectant des paliers de 2 à 4 semaines. Aucun traitement de substitution n’est recommandé. L’afssaps précise aussi que dans l’insomnie chronique sévère, les antécédents de syndrome de sevrage, de dépendances associées ou de troubles psychiatriques, une prise en charge prolongée, voire un avis spécialisé ou une hospitalisation peuvent être nécessaires, le but étant d’éviter de remplacer systématiquement ces spécialités par un autre hypnotique.
Pause exceptionnelle de votre newsletter
En cuisine avec le Dr Dominique Dupagne
[VIDÉO] Recette d'été : la chakchouka
Florie Sullerot, présidente de l’Isnar-IMG : « Il y a encore beaucoup de zones de flou dans cette maquette de médecine générale »
Covid : un autre virus et la génétique pourraient expliquer des différences immunitaires, selon une étude publiée dans Nature