L’Ordre veut sanctionner le Dr Dukan pour son imprudence

Publié le 26/03/2012
1332764564336142_IMG_80644_HR.jpg

1332764564336142_IMG_80644_HR.jpg
Crédit photo : AFP

L’information est parue sur le site d’Europe1 ce lundi matin. Elle nous a été confirmée par le conseil qui précise que ces plaintes ont été déposées, il y a plusieurs semaines pour la première et plus récemment pour la seconde.

Le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris attaque le Dr Dukan sur la base de l’article 13 du code de déontologie médicale. Un médecin doit « faire preuve de prudence et avoir le souci des répercussions de ses propos auprès du public », stipule le texte. Des précautions que le nutritionniste n’aurait pas respectées lorsqu’il a suggéré, début 2012, l’introduction d’une option « poids d’équilibre » au Bac qui permettrait d’attribuer des points supplémentaires aux élèves qui n’ont pas grossi au cours de leurs deux dernières années de lycée.

Des propos jugés irresponsables

Le Conseil départemental estimerait que le Dr Dukan n’a pas mesuré l’impact que pourraient avoir ses propos sur les personnes anorexiques ou les individus sujets aux troubles alimentaires. Au mois de janvier dernier, le ministère de l’Education avait déjà épinglé le praticien pour sa « proposition étrange » qui fait « de la discrimination physique sans le savoir ».

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a choisi d’appuyer la démarche du conseil départemental en invoquant l’article 19 du code de déontologie qui condamne les « procédés directs ou indirects de publicité » et les pratiques médicales assimilées à une activité commerciale. À propos de ce texte, le conseil rappelle que « l’acte médical ne peut pas être considéré comme une denrée, une marchandise échangée pour une contrepartie financière ».

Le Dr Dukan va devoir s’expliquer devant la chambre disciplinaire de première instance du Conseil de l’Ordre. Il risque des peines allant d’un simple blâme à l’interdiction d’exercer. Une condamnation qui serait toute symbolique pour un médecin à la retraite.

STÉPHANE LONG

Source : lequotidiendumedecin.fr