DMLA : bon résultat à un an d’un essai de phase 1 d’une thérapie génique

Par Damien Coulomb
- Mis à jour le 12/07/2019

Crédit photo : PHANIE

Une étude de phase 1 australienne publiée dans « The Lancet » montre la bonne tolérance à un an d’une thérapie génique dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Un des traitements courants de la DMLA est l’injection intra-vitréenne d’anti VEGF (pegaptanib, ranibizumab, aflibercept...).

Ces traitements sont très coûteux et contraignants, aussi certains chercheurs ont-ils envisagé l’introduction locale d’un vecteur porteur d’un gène codant pour un anti VEGF (rAAV.sFLT-1).

Un premier essai sur 9 patients

Entre décembre 2011 et avril 2012, le Pr Elizabeth Rakoczy et ses collègues du centre de recherche en ophtalmologie de l’université d’Australie de l’Ouest ont recruté 9 patients de plus de 65 ans, traités à l’institut Lions Eye et l’hôpital Sir Charles Gairdner à Nedlands, en Australie. Tous ces patients souffraient de DMLA suite à une néovascularisation choroïdienne. Trois patients ont reçu une forte dose du vecteur rAAV.sFLT-1, trois autres ont reçu une dose plus faible et les trois derniers ne bénéficiaient pas de thérapie génique. Par ailleurs, tous les patients ont bénéficié d’un traitement complémentaire par le ranibizumab.

Les médecins n’ont constaté aucune complication liée au vecteur ou à l’injection en elle-même. Il n’y avait ainsi pas d’hémorragie de la conjonctive ni d’hémorragie sous rétinienne. Il n’y avait pas non plus de débris cellulaire dans la partie antérieure du corps vitré ou d’atrophie choriorétinienne.

Sur les 6 patients traités, 4 n’ont pas nécessité d’injection d’anti VGEF au cours du suivi. Les 2 derniers n’ont nécessité qu’une seule injection. « Le rAAV.sFLT-1 est sûr et bien toléré, expliquent les auteurs, nos résultats soutiennent que la thérapie génique oculaire est un traitement à long terme viable qui mériterait davantage d’investigation. »