Une crise propice à la réflexion

Ce que Macron doit faire

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Publié le 08/10/2018

À l'inévitable dégelée de sarcasmes des oppositions a succédé la non moins évitable désinvolture du gouvernement. Il est compréhensible que les médias se soient emparés de la démission de M. Collomb, et que chacun y aille de son analyse catastrophique. Mais il est absurde d'exiger du pouvoir qu'il se fustige lui-même comme un illuminé de la foi. Jean-Pierre Raffarin, qui n'est sûrement pas l'opposant le plus hargneux à l'égard de M. Macron, a quand même repris un argument très répandu, à savoir qu'il ne faut pas huit jours pour remplacer un ministre.

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