Alarmée par la recrudescence de la rougeole, l'UNICEF lance un appel au « réveil »

Par Dr Irène Drogou
Publié le 01/03/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
vaccin ror

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Crédit photo : Phanie

L'UNICEF a lancé un cri d'alarme ce jour face à la recrudescence de la rougeole dans le monde. Dix pays, dont le Brésil, l'Ukraine et la France, sont responsables de trois quarts environ de l'augmentation totale des cas de rougeole dans le monde, a souligné l'ONG. L'Ukraine, les Philippines et le Brésil ont connu la plus forte augmentation annuelle de cas.

« C'est un appel au réveil, a déclaré Henrietta Fore, directrice de l'UNICEF. Nous disposons d'un vaccin sûr, efficace et peu coûteux contre une maladie très contagieuse – un vaccin qui a sauvé près d'un million de vies chaque année au cours des deux dernières décennies. »

La France au rang des mauvais élèves

Près d'une centaine de pays rapporte une augmentation des cas en 2018 par rapport à 2017. En 2018, 35 120 cas ont été recensés en Ukraine, soit environ 30 000 de plus qu'en 2017. Et, selon le gouvernement, 24 042 personnes supplémentaires ont été contaminées au cours des deux premiers mois de 2019.

Au Brésil, 10 262 cas ont été signalés en 2018 alors qu'aucun n'avait été rapporté l'année précédente. En France, l'augmentation a été de 2 269 cas sur la même période.

Accès au vaccin

Les raisons sont multiples et différentes selon les pays. La médiocrité des infrastructures de santé, les troubles civils et la faible sensibilisation de la communauté ont été avancés dans les pays en développement, tandis que la complaisance et l'hésitation vaccinale entrent en jeu dans les pays développés.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé « l'hésitation à l'égard du vaccin » parmi les 10 principales menaces pour la santé mondiale les plus pressantes en 2019, mais rappelait toutefois récemment que « la principale raison » de l'échec dans la vaccination des enfants est que ceux « qui en ont le plus besoin (...) n'ont pas accès au vaccin ». L'OMS a relevé un bond d'environ 50 % des cas signalés l'an dernier par rapport à 2017, faisant 136 000 morts.

 

 

Avec AFP


Source : lequotidiendumedecin.fr