Soupçonné d'agression sexuelle, le président de l'Ordre polynésien assigné à résidence avec un bracelet électronique

Par Marie Foult
Publié le 30/04/2019
- Mis à jour le 15/07/2019

Le président du conseil de l'Ordre des médecins de Polynésie française, le Dr Gilles Soubiran, est dans la tourmente. Placé en garde à vue la semaine dernière après une enquête préliminaire, le spécialiste en médecine interne a finalement été mis en examen pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans » après l'ouverture d'une information judiciaire par le juge d'instruction, a révélé le site Tahiti Infos.

Depuis ce lundi 29 avril, le Dr Soubiran est assigné à résidence avec port de bracelet électronique, indique la station locale Radio 1. Le médecin, présumé innocent, n'a jamais été condamné mais est tout de même sous le coup de plusieurs plaintes. Il a également l'interdiction de quitter Tahiti, devra remettre son passeport au juge d’instruction et a interdiction de rencontrer les plaignants, les familles proches ou les mineurs.

Le Dr Soubiran, 69 ans, était jusqu'à présent praticien hospitalier à l'hôpital de Taravao, dans la commune de Taiarapu-Est (est de Tahiti). Il a auparavant exercé au centre hospitalier de Polynésie française, à Papeete. Il pourra continuer à exercer « dans le public ou en libéral, à condition de ne pas entrer en contact avec les mineurs ».

Aucune inconduite tolérée

L'Ordre des médecins de Polynésie française a publié dans la foulée un communiqué. Il y indique prendre « toutes les dispositions qui s’imposent pour que la prise en charge des patients du Dr Soubiran continue à être assurée sans entrave ».

À l’instar du Conseil national de l’Ordre des médecins, l'institution polynésienne indique par ailleurs qu'elle ne tolère « aucune forme d’inconduite, notamment à caractère sexuel, dans le cadre de l’exercice médical » et qu'elle tirera toutes les conséquences d’une éventuelle décision de culpabilité et notamment des poursuites, y compris disciplinaires, à l’encontre de ce médecin.

En revanche, l'Ordre local précise qu'il demeurera vigilant « sur l’usage qui est fait de la libre expression de chacun, et notamment du corps médical »