Salles de consommation : le choix de la santé publique et de la sécurité

Publié le 07/02/2013

La ministre de la Santé Marisol Touraine a défendu hier l’expérimentation d’une salle de consommation de drogue à Paris, affirmant qu’il ne s’agissait pas de « banaliser l’usage de la drogue ». « Nous avons fait le choix d’une politique de santé publique et de sécurité », a-t-elle déclaré à l’Assemblée nationale. La ministre a estimé que les toxicomanes étaient des « malades » et qu’il fallait faire en sorte « de les accompagner et (de) leur permettre de se soigner », tout en garantissant « la sécurité dans les quartiers ». Le feu vert donné mardi par Matignon à l’expérimentation d’une salle de consommation de drogue à moindre risque, à Paris, a suscité de vives critiques dans les rangs de la droite et de l’extrême droite. Les élus Europe Écologie-Les Verts du Conseil régional d’Ile-de-France se sont au contraire réjouis de ce « nouveau pas en avant dans la réduction des risques liés à l’usage de drogue ». L’Académie de médecine, qui s’était déjà déclarée hostile aux salles de consommation de drogue en 2011, a réaffirmé son opposition. Selon l’Académie, l’expérimentation annoncée « imposerait de satisfaire à certaines exigences éthiques et juridiques », parmi lesquelles la définition de la responsabilité de l’État et des professionnels en cas d’acte délictueux commis sous l’emprise de drogues injectées en salles de shoot.

S. H.

Source : lequotidiendumedecin.fr