Prolongement de la campagne de vaccination contre la grippe jusqu’au 28 février

Publié le 02/02/2015
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Crédit photo : S. TOUBON

En raison de la progression de l’épidémie de grippe, majoritairement de type A (H3N2), le ministère de la Santé et l’Assurance-maladie ont annoncé samedi, le prolongement de la campagne vaccinale jusqu’au 28 février 2015 au lieu du 30 janvier. L’Institut national de veille sanitaire (InVS) a confirmé que le seuil épidémique a été franchi la semaine dernière pour la seconde semaine consécutive, signant le début de l’épidémie qui s’installe partout en France. Le réseau Sentinelles a estimé le nombre de cas à 470 pour 100 000 habitants. « Parmi les cas graves, la moitié des patients sont âgés de plus de 65 ans, 89 % d’entre eux présentaient un facteur de risque de complications et la majorité d’entre eux n’étaient pas vaccinés », indique l’InVS.

Bons de prise en charge prolongés également

L’Assurance-maladie et la Direction générale de la santé ont pris la décision de prolonger la durée de validité des bons de prise ne charge du vaccin antigrippal jusqu’au 28 février 2015. « La grippe étant actuellement en phase ascendante en France, il est encore temps de se vacciner », soulignent les autorités. Bien que « le vaccin soit probablement moins efficace cette année » contre la souche H3N2, souche responsable de formes compliquées chez les personnes à risques, « le bénéfice global de la vaccination n’est pas remis en question », précisent-elles.

Environ 10 millions de personnes peuvent bénéficier d’une prise en charge à 100 % du vaccin : personnes âgées de plus de 65 ans, femmes enceintes, personnes atteintes de maladies chroniques, personnes obèses présentant un IMC supérieur à 40. L’Assurance-maladie avait envoyé en octobre dernier des courriers personnalisés aux assurés pour lesquels la vaccination était recommandée. Le médecin traitant aura la possibilité de rééditer un bon de prise en charge gratuit, lors de la consultation pour les patients, si nécessaire.

Le 23 janvier dernier, la confirmation d’une prédominance de la souche non vaccinale A(H3N2) parmi les souches circulantes a conduit la Direction générale de la santé à recommander l’utilisation précoce, dès les 48 premières heures, des traitements antiviraux pour les personnes fragiles symptomatiques.

Sophie Martos

Source : lequotidiendumedecin.fr